10.10.21
14:28

Comment Marine Le Pen marque sa différence avec Éric Zemmour

Marine Le Pen a tenté dimanche de marquer sa différence par rapport à son potentiel concurrent en 2022 Eric Zemmour, en mettant en avant "sa sensibilité sociale plus importante" et en lui reprochant de négliger les "fins de mois des Français".

"Nous avons incontestablement des divergences sur le plan économique et social", a souligné sur BFMTV la candidate du RN à la présidentielle, estimant que le polémiste "s'aligne sur des positions plutôt libérales et conservatrices assez classiques".

Elle a cité la position d'Eric Zemmour sur les retraites ("à 63, 64, voire, avait-il dit il y a quelques semaines, 67 ans"), alors qu'elle continue à défendre la retraite à 60 ans.

Mme Le Pen lui a reproché aussi sa "critique du poids de notre système de protection sociale", mais "sans dire qu'est-ce qu'il veut raboter".

"Il s'intéresse assez peu, en tout cas si j'en crois ses déclarations, aux fins de mois des Français et moi j'ai une sensibilité sociale qui est plus importante incontestablement", a mis en exergue la candidate d'extrême droite.

Elle a rappelé sa proposition d'abaisser à 5,5% la TVA sur l'essence, le gaz et l'électricité, des "produits de première nécessité".

Tout en jugeant M. Zemmour "brillant", elle dit ne pas voir non plus "sa plus-value" sur la question de l'immigration, "contre laquelle (elle) veu(t) lutter sans faiblesse mais sans excès".

Mme Le Pen a par ailleurs critiqué une nouvelle fois la réforme de l'assurance chômage qu'elle "trouve affreusement injuste".

"C'est terrifiant la philosophie" de cette réforme: "le gouvernement considère que les Français sont des feignants, qu'ils sont au chômage parce qu'ils ne veulent pas travailler, alors qu'ils sont au chômage parce qu'ils ne peuvent pas", a-t-elle argumenté.

Pour réaliser "un milliard seulement d'économie, on met en place une mesure qui va précariser des gens qui déjà n'arrivent pas à trouver" un emploi, a déploré la finaliste de la présidentielle de 2017, qui assure n'avoir "qu'un seul adversaire" dans cette campagne, Emmanuel Macron.

 

AFP

Partager cet article