30.09.21
17:04

"Il y a une forme d'indécence dans ce prêt"

Pour soutenir la Région wallonne dans la reconstruction des zones sinistrées par les inondations de juillet, le gouvernement fédéral mettra à la disposition de la Région wallonne un prêt de 1,2 milliard pour une durée de dix ans. Il ne sera remboursé que progressivement à partir de 2025. Le prêt sera accordé à un taux d'intérêt conforme à celui du marché, au niveau du pouvoir fédéral. Une solution qui soulève de nombreuses critiques

"On entend 1,2 milliard d'euros, etc. Ça paraît évidemment impressionnant, mais ce n'est pas une aide, c'est un prêt d'1,2 milliard d'euros", réagit Catherine Fonck, cheffe de groupe cdH à la Chambre, au micro de Romuald La Morté.  "Qu'est ce que ça représente au taux d'intérêt actuel? Ça représente en fait une aide de 10 millions d'euros sur dix ans. Le secrétaire d'Etat pour la Relance Thomas Dermine avait annoncé une aide de 600 millions d'euros il y a quelques semaines. On en est à 10 millions sur dix ans. Ça veut dire que c'est évidemment très, très peu."

"Sur le reste des mesures, la TVA, etc. C'est évidemment logique. Il serait anormal que le fédéral fasse quelque part des entrées supplémentaires sur le compte des sinistrés. Il y a une forme d'indécence, y compris par rapport à la fausse promesse qui avait été faite de ces 600 millions d'euros. Ça reste aujourd'hui une aide qui est bien en deçà de ce qu'on pourrait attendre dans une situation aussi gravissime. Avec des sinistrés qui, aujourd'hui, sont encore trop souvent sans toit, sans eau, sans chauffage, avec des enfants qui doivent aller à l'école."

 

Par rapport au premier anniversaire de la formation du gouvernement Vivaldi, Catherine Fonck estime "avec beaucoup d'humilité, qu'il y a des inquiétudes extrêmement importantes, pas seulement par rapport à la crise covid, mais par rapport aux questions de pensions, de salaires, par rapport à la question aussi de tout le marché de l'emploi pour leurs enfants ou leurs petits-enfants. Moi, ce que j'attends de ce gouvernement, c'est presqu'un virage à 180 degrés. On a attendu qu'on ait un gouvernement fort et efficace. On a eu beaucoup trop de fausses promesses. On a eu beaucoup trop de chamailleries et un gouvernement de clash. Toutes les semaines, il y a un nouveau clash: les pensions, le nucléaire, les trains... Toute cette énergie ne rend service à personne. Ni aux citoyens, ni à l'efficacité de ce gouvernement par rapport aux grands enjeux. Et donc, oui, que ce soit sur les pensions, sur l'emploi, mais aussi sur la fiscalité, j'ose espérer un gouvernement beaucoup plus fort et beaucoup plus efficace. Notre pays et nos citoyens attendent un gouvernement de solutions et pas de chamailleries."

 

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