29.09.21
19:19

Marine Le Pen n'exclut pas de recourir à l'immigration en cas de pénuries de main d'œuvre

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen n'exclut pas de recourir à l'immigration pour combler un manque de main d’œuvre urgent dans des secteurs clés, comme le subit actuellement le Royaume-Uni, a-t-elle indiqué mercredi près de Bordeaux.

"Je ne suis pas idéologue. (...) Donc, si demain, mon pays, la France, avait besoin de faire appel à de l'immigration, soit", a-t-elle répondu mercredi en conférence de presse à Merignac, après avoir été interrogée sur ses choix, si, une fois élue présidente de la République, la France était confrontée à un manque d’œuvre similaire à celui que connait actuellement le Royaume-Uni.

Londres, en manque de chauffeurs routiers, s'est résolu samedi à amender sa politique d'immigration et à accorder jusqu'à 10.500 visas de travail de trois mois pour la période allant jusqu'à la fin de l'année.

"Mais si demain on a besoin, je n'ai pas de problème avec ça. Il n'y pas dans mon opposition à l'immigration, je ne sais quelle xénophobie qui ferait que je serais opposée idéologiquement à l'immigration. Mais en l'occurrence, je pense que la France n'est pas du tout, du tout, dans cette situation", a ajouté Mme Le Pen.

"La Grande-Bretagne a un autre problème, auquel elle devrait peut-être songer, c'est qu'elle a fait des choix très ultra-libéraux" qui ont tiré "à la baisse les salaires" et entraîné "un point de rupture" entre "l'offre et la demande" de travailleurs, a-t-elle rétorqué.

"C'est ce message là que je souhaite porter en France, dans les secteurs qui sont en tension, parfois, la seule solution, ce n'est pas l'immigration. Il y a d'autres solutions à mettre en place", a-t-elle estimé.

Avec "6 millions de chômeurs" et "10 millions de pauvres", la France "n'a pas besoin de faire appel à l'immigration" et doit, au contraire, "mettre en place des solidarités à destination de ses propres compatriotes", a encore ajouté Mme Le Pen, au lendemain de sa proposition d'inscrire dans la Constitution, la "maîtrise" de l'immigration et la "priorité nationale".

 

AFP

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