20.09.21
10:46

Discussions de crise sur la flambée des prix du gaz au Royaume-Uni

Face à la flambée des prix du gaz, le ministre britannique des Entreprises Kwasi Kwarteng va tenir une série de réunions avec les entreprises de distribution, tandis que le Premier ministre Boris Johnson veut rassurer en qualifiant ces problèmes de "temporaires".

Après consultations dimanche avec le régulateur Ofgem, M. Kwarteng a déclaré sur twitter que des "plans bien rodés" étaient en place pour assurer que les consommateurs ne feraient pas face à des pannes de gaz à l'approche de l'hiver.

Le quotidien Financial Times affirme cependant lundi que le secteur des distributeurs de gaz demande la création d'un organisme qui intègrerait les consommateurs potentiellement insolvables, qui étaient jusqu'à présent desservis par des entreprises qui ont récemment fait faillite au Royaume-Uni. 

Certains petits fournisseurs de gaz britanniques se retrouvent pris en tenaille entre des prix gaziers qui ont bondi récemment à des records, et des plafonds sur le prix du gaz, en n'ayant pas réussi parfois à se protéger de fluctuations brusques des prix à l'aide de contrats de couverture ("hedging").

En s'adressant à plusieurs chaines de télévision à son arrivée à New York, Boris Johnson a affirmé qu'il y a "beaucoup de problèmes de court terme pas seulement dans notre pays (...) mais autour du monde à cause de l'approvisionnement en gaz et de pénuries de toutes sortes". "Cela est dû à l'économie mondiale qui redémarre après le covid", a-t-il ajouté, soulignant qu'il faut "s'assurer que les entreprises dont nous avons besoin ne font pas faillite".

Le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères James Cleverly s'est voulu rassurant sur Sky News, affirmant que le Royaume-Uni était en meilleure position comparé à d'autres pays car il bénéficie d'une production nationale et aussi de l'approvisionnement provenant de "partenaires très très fiables comme la Norvège".

Le prix du gaz britannique pour livraison le mois prochain, qui avait atteint mercredi dernier un plus haut historique de 194,94 pence par thermie (une unité de quantité de chaleur), reste en hausse de près de 70% sur un mois à 177 pence par thermie lundi à 08H00 GMT.

Ces cours ont notamment été dopés par un incendie affectant une liaison électrique majeure avec la France, et font craindre de fortes hausses de tarifs pour les consommateurs à l'approche de l'hiver. L'indice FTSE 100 des principales valeurs de la Bourse de Londres reculait fortement (-1,50% à 6859,40 points vers 10H HB) lundi, les investisseurs s'inquiétant de l'impact de la flambée des prix de l'énergie voire de pénuries sur la reprise économique.

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