18.09.21
07:50

La TVA sur l'électricité ne sera pas réduite, prévient le ministre des Finances Vincent Van Peteghem

Le gouvernement fédéral n'entend pas réduire la TVA, actuellement de 21%, sur l'électricité, prévient samedi dans L'Echo le ministre des Finances Vincent Van Peteghem. Il propose par ailleurs de réaliser un effort annuel de 0,3% en moyenne jusqu'à la fin de la législature.

Face aux factures et au prix de l'électricité (et du gaz) qui grimpent, le gouvernement fédéral à la possibilité d'intervenir sur la TVA et les prélèvements fédéraux. Le vice-Premier CD&V veut remplacer ces derniers par des accises. "Parce que nous pouvons orienter les accises, avec des cliquets par exemple, en fonction des politiques que nous voulons mener. Par contre, nous n'allons pas réduire la TVA. C'est une mesure très générale et qui n'apporte qu'un sursis temporaire. Et ça coûte cher, de l'ordre de 770 millions d'euros par an. Autant mettre cet argent dans une diminution des charges sur le travail."

Ceci étant, Vincent Van Peteghem assure que le gouvernement est décidé à faire quelque chose pour alléger la facture d'énergie des ménages, "surtout si on considère que l'électricité est actuellement l'énergie la plus durable et la moins polluante comparée aux énergies fossiles. Or ce n'est pas la moins chère, ça ne va pas."

Mettre un terme au "bazooka"

Revenant par ailleurs sur le débat budgétaire actuel, il rappelle qu'il y a un accord au sein du gouvernement pour réaliser 0,2% d'économies structurelles chaque année. À cela s'ajoute 0,4% d'effort variable si la croissance le permet. C'est ainsi qu'Eva De Bleeker, la secrétaire d’État au Budget (Open Vld), est arrivée au total de 0,6% qu'elle a proposé plus tôt cette semaine et qui a crispé certains partenaires de la majorité.

Enfin, le ministre des Finances souhaite mettre un terme au "bazooka", c'est-à-dire les mesures de soutien massif à l'économie, à la fin du troisième trimestre, fin septembre donc. "Nous sommes aujourd'hui dans une situation où on peut cesser le soutien massif. Si on prolonge le paquet de mesures du troisième trimestre au quatrième trimestre, cela représente un demi-milliard d'euros." Cela n'empêche cependant pas de conserver des mesures ciblées sur certains secteurs fragilisés, comme l'événementiel ou les agences de voyage par exemple, complète-t-il.

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