08.09.21
17:48

Salah Abdeslam estime que les accusés sont "traités comme des chiens"

Salah Abdeslam, principal accusé au procès des attaques du 13 novembre 2015 qui s'est ouvert mercredi à Paris, a reproché à la justice française de traiter les accusés "comme des chiens".

Celui qui auparavant avait affirmé à la cour avoir "délaissé toute profession pour devenir un combattant de l'Etat islamique" a profité du bref malaise d'un de ses co-accusés pour dire sa vindicte. "Si je ne me suis jamais plaint, c'est parce qu'après la mort on sera ressuscité", a-t-il dit en haussant la voix.

"Ça fait plus de 6 heures que je suis traité comme un chien .Ici c'est beau y'a des caméras mais derrière on est traité comme des chiens. Je ne me suis jamais plaint en 6 ans. Après la mort, on sera ressuscité, vous aussi vous aurez à rendre des comptes”, avant de se rassoir sur demande du Président de la Cour.  

Le principal accusé du procès des attentats du 13 novembre, Salah Abdeslam, a déclaré mercredi dans ses premiers mots à la cour qu'il n'y "a pas de divinité à part Allah", alors qu'il était invité à décliner son identité à l'ouverture de l'audience.

"Tout d'abord, je tiens à témoigner qu'il n'y a pas de divinité à part Allah et que Mohamed est son messager", a déclaré le seul membre encore en vie des commandos qui ont fait 130 morts à Paris, paraphrasant  la Chahada, profession de foi islamique.

"On verra ça plus tard", lui a répondu le président Jean-Louis Périès, qui lui a ensuite demandé sa profession.

Devenir un combattant de l'Etat Islamique

Debout dans le box, Salah Abdeslam, qui a baissé son masque noir pour s'exprimer, s'est à nouveau penché vers le micro. "J'ai délaissé toute profession pour devenir un combattant de l'Etat islamique", a-t-il répondu placidement. Il a ensuite refusé de donner le nom de ses parents : "le nom de mon père et ma mère n'ont rien à voir dans cette histoire".

Salah Abdeslam était le premier des 14 accusés présents - six sont jugés par défaut - à être interrogé sur son identité, comme c'est l'usage. Après lui, les autres accusés ont décliné leurs noms, prénoms, adresses et profession.

Salah Abdeslam, 31 ans, était arrivé avec les autres accusés qui comparaissent détenus dans le box, peu avant l'ouverture de l'audience, vêtu d'un t-shirt noir, sa barbe noire dépassant de son masque de la même couleur, cheveux sombres mi-longs coiffés en arrière. Il avait discuté un instant avec ses avocats, Me Olivia Ronen et Martin Vettes, avant de s'asseoir.

 

 

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