08.09.21
16:44

"C'est hyper violent, plusieurs victimes ne vont pas très bien"

"C'est hyper violent, ça a été hyper mal vécu. Toutes les victimes que je défends, mais c'est le cas de la plupart des victimes, sont évidemment meurtries dans leur chair, sont à fleur de peau sur ces questions là", a réagi un avocat des victimes suite aux premières déclarations de Salah Abdeslam au procès des attentats de Paris. "Entendre une déclaration qu'elles prennent comme une nouvelle menace assez directe, c'est assez mal vécu, donc j'ai des clients qui ne vont pas très fort. Ca va être comme ça pendant 9 mois, donc on a essayé de les préparer mais elles ne sont jamais suffisamment prêtes, j'imagine, pour ce genre de déclarations".

Le principal accusé du procès des attentats du 13 novembre, Salah Abdeslam, a déclaré mercredi dans ses premiers mots à la cour qu'il n'y "a pas de divinité à part Allah", alors qu'il était invité à décliner son identité à l'ouverture de l'audience.

"Tout d'abord, je tiens à témoigner qu'il n'y a pas de divinité à part Allah et que Mohamed est son messager", a déclaré le seul membre encore en vie des commandos qui ont fait 130 morts à Paris, paraphrasant  la Chahada, profession de foi islamique.

"On verra ça plus tard", lui a répondu le président Jean-Louis Périès, qui lui a ensuite demandé sa profession.

Debout dans le box, Salah Abdeslam, qui a baissé son masque noir pour s'exprimer, s'est à nouveau penché vers le micro. "J'ai délaissé toute profession pour devenir un combattant de l'Etat islamique", a-t-il répondu placidement. Il a ensuite refusé de donner le nom de ses parents : "le nom de mon père et ma mère n'ont rien à voir dans cette histoire".

Salah Abdeslam était le premier des 14 accusés présents - six sont jugés par défaut - à être interrogé sur son identité, comme c'est l'usage. Après lui, les autres accusés ont décliné leurs noms, prénoms, adresses et profession.

Salah Abdeslam, 31 ans, était arrivé avec les autres accusés qui comparaissent détenus dans le box, peu avant l'ouverture de l'audience, vêtu d'un t-shirt noir, sa barbe noire dépassant de son masque de la même couleur, cheveux sombres mi-longs coiffés en arrière. Il avait discuté un instant avec ses avocats, Me Olivia Ronen et Martin Vettes, avant de s'asseoir.

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