28.08.21
21:27

Attaque "très probable" à l'aéroport de Kaboul dans les 24 à 36h, selon Biden

Joe Biden a averti samedi qu'une attaque était "très probable" contre l'aéroport de Kaboul "dans les 24 à 36 heures", tout en affirmant que la frappe américaine qui a tué deux membres de l'Etat islamique ne serait pas "la dernière".

"La situation sur les lieux reste extrêmement dangereuse et la menace d'une attaque terroriste contre l'aéroport demeure élevée", a écrit le président américain dans un communiqué, après avoir rencontré ses conseillers militaires et de sécurité.

"Nos commandants m'ont informé qu'une attaque était très probable dans les 24 à 36 heures".

Un attentat perpétré jeudi près de l'aéroport de Kaboul a fait plus d'une centaine de morts, dont 13 soldats américains.

Cette attaque, revendiquée par l'Etat islamique au Khorasan (EI-K), a déclenché une frappe de représailles de l'armée américaine.

Deux "cibles importantes" du groupe EI-K, des "organisateurs" et "opérateurs", ont été tuées, et une autre blessée dans une frappe de drone menée par les Etats-Unis en Afghanistan, a annoncé samedi le Pentagone. 

Washington n'a pas révélé leurs noms.

"J'ai dit que nous pourchasserions le groupe responsable de l'attaque contre nos troupes et des civils innocents à Kaboul, et nous l'avons fait",

a martelé Joe Biden dans son communiqué. 

"Cette frappe n'était pas la dernière. Nous continuerons à traquer tout individu impliqué dans cette attentat odieux et les ferons payer",

a-t-il ajouté.

Le Pentagone a publié samedi après-midi l'identité des 13 militaires tués dans l'attentat de jeudi. Parmi eux, cinq avaient 20 ans, soit la durée de la plus longue guerre des Etats-Unis, lancée en 2001 en Afghanistan.

"Leur courage et leur altruisme ont permis jusqu'ici à plus de 117.000 personnes en danger de se retrouver en sécurité", en quittant l'Afghanistan depuis fin juillet,

a salué Joe Biden.

Leurs dépouilles étaient en route samedi vers les Etats-Unis, selon le Pentagone qui n'a pas précisé quand elles arriveraient.

 

AFP 

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