19.08.21
14:35

La reconstitution de l'affaire Chovanec organisée fin septembre à l'aéroport de Charleroi

La reconstitution devait avoir lieu les 9 et 11 février derniers.

La crise sanitaire a provoqué le report de la reconstitution des faits à l'aéroport de Charleroi. Des faits qui ont causé la mort de Jozef Chovanec, ce ressortissant slovaque décédé quelques jours après son interpellation en février 2018.

On sait aujourd'hui que l'affaire sera reconstituée les 27 et 28 septembre à Brussels South Charleroi Airport. D'abord sur le tarmac puis dans la cellule de police.

De son côté, la veuve de M. Chovanec regrette la longue durée de la procédure. 

"Ils n'ont pas la moindre idée de qui ils pourraient vouloir traduire en justice", 

s'est-elle plainte auprès de nos confrères de Het Laatste Nieuws.

 

Le rapport de l'interpellation

Dans le rapport de police, on peut lire que "l'interessé (Jozef Chovanec, NDLR) refuse de sortir de l'avion et ne se laisse pas faire". Après avoir forcé le passage à la "gate 9" sans vouloir présenter son document, le commandant de bord demande le renfort de la police. Chovanec accepte de descendre de l'avion après négociation, mais tente ensuite de remonter dans l'avion. Sur place, la police constate que le "suspect n'est pas violent mais a les pupilles dilatées et le regard qui part dans tous les sens". "Vu son état et sa carrure, nous demandons du renfort."

Une fois dans sa cellule, le rapport explique que Jozef Chovanec se cogne la tête à plusieurs reprises contre la porte de sa cellule. 

"A 4h22, des collègues rentrent dans la cellule afin de tenter d'entraver les mouvements de l'individu pour l'empêcher de continuer à se blesser.(...) L'individu casse à plusieurs reprises les colsons mis afin de limiter les mouvements dangereux pour lui-même".

A 4h27, "arrivée des pompiers, pour qui l'état de santé de Chovanec est OK."

Un médecin arrive pour injecter un calmant. "L'intéressé se débat encore quelques secondes puis se calme avant de tomber inconscient. Dès que l'individu se calme, les collègues s'écartent tour à tour de l'individu afin de permettre l'accès au médecin en toute sécurité et le plus rapidement possible pour l'individu."

Le médecin déclare l'arrêt cardiaque à 5h03.

Comme on peut le constater, le rapport ne relate pas le fait que les policiers se soient assis sur le dos de Jozef Chovanec, et qu'il y a eu un salut hitlérien.

 

Plus de 150 personnes participeront certainement à la reconstitution, qui devrait rimer avec la fin de l'enquête, selon l'avocate de Madame Chovanec.

 

LN24

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