05.08.21
17:18

Le fédéral ne veut pas transférer les migrants de l'Italie vers la Belgique

Aujourd'hui, l'Italie appelle à une relocalisation ad hoc des migrants de la mer qui arrivent dans son pays.

Selon le secrétaire d'Etat à l’Asile et la Migration, la relocalisation ad hoc des migrants de la mer vers la Belgique n'est pas la bonne approche. La demande de relocalisation de l'Italie montre le besoin urgent du Pacte européen sur l'asile et les migrations, d'après Sammy Mahdi. Un pacte qui prévoit un screening clair aux frontières extérieures combiné à un mécanisme de solidarité organisé.

"De nombreux migrants arrivant en Europe n'ont pas besoin de protection internationale. Nous sommes certes solidaires des réfugiés, mais nous ne pouvons plus continuer à faire entrer des migrants en Belgique sans contrôle aux frontières extérieures.",

explique M. Mahdi.

 

En Italie, le nombre de demandes d'asile cette année est de 12,94 par million d'habitants. En Belgique, il y en a trois fois plus. Depuis le début de l'année, 30 200 personnes sont arrivées en Italie. En comparaison, en 2015, 12 000 personnes sont arrivées chaque mois.

La demande de solidarité et de meilleure gestion de la part de l'Italie est justifiée, mais la Belgique est également très solidaire de l'Europe d'aujourd'hui. Elle doit le rester, mais dans un cadre contrôlé dans lequel les États membres situés aux frontières extérieures doivent également remplir leurs obligations, indique le secrétaire d'Etat.

Cela signifie qu'il faut soutenir encore davantage l'Italie, la Grèce, l'Espagne et les autres pays situés aux frontières extérieures à partir des agences européennes présentes sur le terrain pour filtrer les demandeurs d'asile. Le Pacte asile et migration n'est pas moins important pour la Belgique que pour l'Italie, poursuit Sammy Mahdi.

 

L'Agence européenne pour l'asile, un nouveau cap franchi

Une étape très importante a été franchie il y a un mois avec la décision de créer une Agence européenne pour l'asile à part entière. Cette agence pourra décider elle-même si un État membre a besoin d'aide en cas d'afflux massif de demandes d'asile ou de situation de crise aiguë dans l'accueil des demandeurs d'asile. Un screening plus rapide et plus efficace aux frontières extérieures devrait permettre de traiter et de déplacer plus rapidement les personnes qui fuient réellement la guerre ou les persécutions politiques.

Les migrants ne devraient plus être autorisés à errer d'un pays à l'autre, par exemple, mais un contrôle aux frontières extérieures de l'Europe permettra de ne pas fermer la porte à ceux qui ont besoin de protection.

Mahdi reste toutefois favorable à des relocalisations ad hoc en cas d'urgence grave, comme l'incendie du camp de réfugiés de Moria. Les relocalisations de ces personnes sont toujours en cours. En outre, notre pays collabore également avec l’UNHCR pour réinstaller des personnes originaires de régions qui accueillent de nombreux réfugiés.

 

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