03.08.21
13:07

Quelle place dans l'histoire de l'athlétisme pour le record de Warholm?

Le Norvégien Karsten Warholm a été sacré pour la première fois de sa carrière champion olympique du 400 m haies en améliorant son propre record du monde en 45 sec 94, mardi à Tokyo.

Warholm devient ainsi le premier homme à passer sous les 46 secondes sur la distance, un mois après avoir effacé des tablettes en 46 sec 70 le record du monde de l'Américain Kevin Young, vieux de 29 ans (46 sec 78 aux JO à Barcelone-1992). Son grand rival américain Rai Benjamin a fini 2e en 46 sec 17 et le Brésilien Alison Dos Santos a pris la médaille de bronze (46 sec 72).

La course, partie sur un rythme effréné avec un départ phénoménal de Warholm, a été la plus rapide de l'histoire. Benjamin a cru pouvoir arriver à la hauteur du Norvégien à 50 m de la l'arrivée, mais Warholm s'est arraché pour maintenir son avance et couper la ligne en vainqueur.     Il confirme ainsi sa mainmise totale sur le 400 m haies. Double champion du monde en 2017 et 2019, le Norvégien (25 ans) a désormais tout gagné sur cette épreuve puisqu'il possède également le titre européen (2018).  Il s'était aussi imposé lors de l'Euro en salle à Glasgow en 2019 sur le 400 m plat.

 

Karsten Warholm a défriché mardi matin des territoires chronométriques inconnus en devenant le premier homme de l'histoire sous les 46 secondes sur le 400 m haies, posant un jalon dans son sport et dans sa discipline.

 

Quelle place pour ce record dans l'histoire du 400 m haies?

Warholm a donné un coup d'accélérateur exceptionnel à l'aiguille du temps. En améliorant son propre record de 76 centièmes de secondes, le Norvégien a, en 45 secondes, fait autant progresser le record de sa discipline que lors des 44 dernières années! Soit la progression observée entre le chrono de référence de l'Américain Edwin Moses en 1977 (47.45) et le précédent record de Warholm réalisé en juin (46.70). Il s'était également écoulé 29 ans entre le record du monde de l'Américain Kevin Young (46.78) et celui de Warholm en juin.

 

Quelle place pour ce record dans l'histoire de l'athlétisme?

Difficile de le dire, surtout si Warholm continue de battre son record tous les mois. Il n'en reste pas moins que la barrière des 46 secondes, franchie pour la première fois ce mardi par un être humain rappelle d'autres jalons. Celui par exemple de l'Américain Jim Hines, premier sprinteur en moins de 10 secondes sur 100 m avec le chronométrage électronique (9.95 le 14 octobre 1968). Ou l'impact de Sergueï Bubka, premier homme à franchir 6,00 m à la perche (13 juillet 1985). Celui encore de Dick Fosbury, inventeur du passage de barre sur le dos en saut en hauteur, lors des Jeux de Mexico 1968.

En terme de performance, on peut citer un autre Américain, Bob Beamon, en longueur également en 1968, qui avait amélioré de 55 cm la marque mondiale en un seul bond pour la porter à 8,90 m. Ce record avait tenu 23 ans avant que Mike Powell ne l'améliore (8,95 m), à Tokyo également. En sprint, l'ère Usain Bolt a également été marquée par une progression foudroyante des records sur la ligne droite (de 9.74 à 9.58), ou le 200 m (19.32 à 19.19).

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