03.08.21
16:27

Carnets de JO#9 - Elise Vanderelst: "Mes Jeux sont déjà réussis"

Tokyo! 5 années durant, ils en ont rêvé. Maintenant, ils sont prêts à en découdre. Depuis le Japon, le Red Lion John-John Dohmen, la judokate Charline Van Snick et l’athlète Elise Vanderelst nous confient leur quotidien lors de ces Jeux olympiques.

Aujourd’hui, Elise Vanderelst revient sur sa qualification pour les demi-finales et préface sa course de ce mercredi.

 

Elise Vanderelst, vous vous êtes qualifiée au temps pour la demi-finale olympique. Comment avez-vous vécu votre course ?

Je me sentais bien à l’échauffement. J’avais de bonnes sensations. Je suis arrivée confiante sur la ligne de départ. J’ai pu prendre un bon départ et bien me positionner dans la course. Je me suis mise en deuxième position. J’ai suivi pendant toute la course la Canadienne. Je n’ai pas fait des mètres supplémentaires. Je n’ai pas perdu trop d’énergie. C’était une course particulière qui n’est pas partie rapidement. Le dernier 500m est allé très vite. Dans les derniers 100m, on pourrait croire que je manque un peu de fraicheur, mais ce sont surtout les autres filles qui ont été plus rapides.

 

C’est le genre de course qui vous convient moins ?

Ça va encore. J’ai un bon finish. Je me retrouve dans tous les types de courses. Les courses rapides et les courses tactiques. A choisir, je préfère quand même une course qui va vite dès le début.

 

Vous avez dû attendre avant d’avoir la certitude de passer au tour suivant. Comment avez-vous vécu ce moment ?

Je suis resté sur le bord de la piste. C’était un moment très stressant. Je craignais que les autres séries aillent plus vite que la mienne. Finalement, ça n’a pas été le cas. J’étais soulagée d’être repêchée au temps.

 

Quel a alors été votre sentiment ?

J’étais super heureuse. Je sais que l’aventure continue. Pour la demi-finale, les compteurs sont remis à zéro. Ce sera un autre jour. Certaines filles m’ont battue hier. Je les battrai peut-être demain.

 

Tout donner en demi-finale

Quel est maintenant votre objectif pour la course de mercredi ?

Je n’en ai pas vraiment. J’espère courir à mon meilleur niveau. On verra bien. Je ne pourrai rien regretter. J’espère ne pas terminer dernière de ma demi-finale. Même si c’est le cas, j’aurais été en demi-finale. Mes Jeux sont déjà réussis. Mais, ce n’est pas pour autant que je ne vais pas tout donner. Ce serait chouette de faire une belle course ou un beau chrono.

 

Les médailles commencent à tomber. Les belles performances belges vous motivent-elles ?

Evidemment. Par exemple, le fait d’avoir vu avant ma course Eliott Crestan qui s’est surpassé (ndlr : sur le 800m) m’a motivée. Je me suis qualifiée. Eliott a bien performé. Cela a aussi boosté Ismaël (ndlr : Debjani sur le 1500m) pour ce matin.

 

Comment s’est passée votre arrivée au village olympique ?

Elle s’est bien passée. On a dû aller chercher les cartes d’accréditations pour ceux qui ne l’avaient pas. On a ensuite rejoint nos chambres. Il était assez tard. Autrement, c’est très impressionnant. Il y a beaucoup de monde. Le village est bruyant et très animé. Il faut rester dans sa bulle, être concentrée et ne pas trop se mêler à la foule pour garder de l’énergie.

 

 

En prenant cette photo devant les anneaux olympiques, en entrant dans le village, vous vous êtes vraiment sentie athlète olympique ?

C’était la photo à prendre. Il a fallu faire la file pour prendre la photo. Sinon, ce n’est pas à ce moment-là que je me suis dit: "Ça y est!" D’abord, dans l’avion, je me suis dit: "Ok, je pars aux Jeux." Mais surtout, quand j’étais sur la ligne de départ, j’ai su que c’était vraiment parti. Ce n’était plus seulement le fait d’y être. C’était courir aux Jeux olympiques.

 

Quel est votre sentiment sur cette ligne de départ ?

J’essaye de me dire que c’est une course comme une autre pour ne pas avoir trop de pression. J’essaye toujours de faire mon maximum. Mais, le niveau est très élevé. Je ne pensais pas que les séries iraient aussi vite. Je pensais que la qualification se jouerait autour des 4 minutes 10, mais pas aussi près des 4 minutes. Ça n’a rien à voir avec un championnat d’Europe. Les non-connaisseurs pensent que je suis capable d’aller chercher une médaille, vu que je suis championne d’Europe en salle cet hiver. Mais le niveau est très différent ici. A Torun, je suis championne d’Europe en 4 minutes 18. Ici, rien que pour passer en demi-finale, j’ai dû réaliser le deuxième meilleur chrono de ma carrière (4’05.63).

 

Avez-vous réussi à trouver une routine dans le village olympique ?

Oui. Je suis quelqu’un d’organisé. Je sais à quelle heure je me lève, à quelle heure je vais m’entrainer pendant la journée. Tout est planifié à l’avance. Je reste aussi au calme dans ma chambre pour ne pas perdre trop d’énergie. J’ai fait quelques activités dans le village olympique, mais assez peu. En revanche, il est dommage que l’on doive rentrer rapidement chez nous. Parfois, seulement dans les 24h après la dernière course.

 

Il y a beaucoup de nourriture différente dans le village olympique. Qu’avez-vous testé ?  

Pour le moment, je n’ai pas goûté beaucoup de spécialités locales. Je préfère manger ce que je tolère en vue de ma compétition. Il y a un stand de nourriture japonaise. Je le testerai après ma compétition. Sinon, j’ai déjà goûté quelques spécialités japonaises et asiatiques, notamment le Phô ou un Ramen.  

 

Pol Loncin

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