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28.07.21
11:06

Carnets de JO#7 - Elise Vanderelst décompte les jours : "L'excitation monte"

Tokyo! 5 années durant, ils en ont rêvé. Maintenant, ils sont prêts à en découdre. Depuis le Japon, le Red Lion John-John Dohmen, la judokate Charline Van Snick et l’athlète Elise Vanderelst nous confient leur quotidien lors de ces Jeux olympiques. Aujourd’hui, Elise Vanderelst ne nous cache pas son excitation, à quelques jours de son transfert au village olympique.

Elise Vanderelst, vous êtes toujours en stage d'acclimatation à Mito (ndlr: à 100km au nord de Tokyo). Y a-t-il eu des changements depuis le dernier entretien?  

Oui. Quelques athlètes sont partis pour le village olympique, cela se vide ici (rires). Sinon non, cela se passe toujours aussi bien pour moi. Je garde la même routine: entraînement le matin et parfois l’après-midi. Rien de très nouveau au niveau de ma préparation. Je parviens maintenant à passer de très bonnes nuits. Je dors même plus qu’en Belgique. Et je récupère bien donc c’est un plus. 

Toutefois, comme je m’approche de la compétition, les entraînements sont moins intensifs. D'ailleurs, j'aurai demain ma dernière séance sur piste car la prochaine fois ce sera le jour de la compétition.

A quelques jours de votre transfert au village olympique, comment vont se dérouler les prochains jours?

Je prends le bus vendredi pour le village olympique. J’ai déjà reçu ma carte d’accréditation. Je sais que j’ai une conférence de presse le samedi. Le lundi 2 août, ce sera le premier jour de la compétition. Les séries commencent à 9h du matin (heure locale du Japon). Les demi-finales débutent le mercredi 4 août et enfin, le vendredi 6 août, c’est la finale. 

Par contre, je ne sais pas encore si mon entraîneur pourra venir au village avec moi. Les places y sont limitées en raison des mesures strictes liées au Covid. Ceux qui ne viennent pas au village se retrouvent dans des hôtels à proximité. Ils doivent se débrouiller par eux-mêmes. C’est tellement inattendu que cela en devient ironique.

Mais je dois avouer que c’est un stress supplémentaire si je me retrouve seule au village. Je me demande comment cela va se passer sur place. Est-ce que cela ne va pas être trop compliqué de communiquer avec mon entraîneur? Je ne sais pas. Mais bon. Je pense pouvoir mieux gérer les choses une fois sur place. Pour le moment, je ne m’inquiète pas trop. Je me dis que les informations viendront au moment venu. 

 

"Je pense que cela va être assez impressionnant"

 

Est-ce que vous sentez la pression monter petit à petit? 

Je dirais que l’excitation monte de plus en plus. A cinq jours de la compétition, le travail a été fait. Physiquement, je me sens bien. Maintenant, tout est une question de récupération et de repos. Je dois rester focus et faire face à tout type de stress. Je sais que l’excitation va encore plus monter une fois que j’arriverai au village. Le fait que je croiserai les autres athlètes là-bas et l’ambiance vont faire en sorte de grimper l’adrénaline. Alors qu’ici, je suis encore de mon côté et dans mon confort. Toujours focus sur la préparation.

Mais c'est vrai que comme je regarde les autres sports à la télé d’ici, je me dis: “ça y est, les Jeux Olympiques ont officiellement commencé”. 

Avez-vous des attentes particulières dans le village? 

Pas spécialement. Le village, je le vois avec beaucoup d’athlètes et un énorme buffet (rires). D'ailleurs, ce serait chouette de pouvoir croiser l’athlète Melissa Bishop sur place. Elle avait fini 3e du 800 mètres aux JO de Rio. J’aimerais également croiser la championne du monde en 2017 du steeple, Emma Coburn. Elle est inspirante pour moi. Cela pourrait me faire quelque chose de la voir en vrai.

Ma partenaire de chambre qui est déjà partie pour le village olympique m’a envoyé des photos. Je pense que cela va être assez impressionnant. Cela donne envie d’être là-bas et de découvrir les belles vues sur la baie de Tokyo aussi. J’ai vraiment hâte.

On l’a vu, les médailles belges commencent à tomber. Cela amène-t-il une bonne dynamique dans le camp de base? 

C’est sûr que cela booste. Même si on pratique des disciplines différentes, on voit qu’il y a quand même une cohésion entre les athlètes au sein de la Team Belgium. On s’encourage les uns les autres.

Charlotte Pijnaker et Pol Loncin

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