26.07.21
18:54

Carnets de JO#6 - John-John Dohmen: "On a encore une bonne marge de progression"

Tokyo! 5 années durant, ils en ont rêvé. Maintenant, ils sont prêts à en découdre. Depuis le Japon, le Red Lion John-John Dohmen, la judokate Charline Van Snick et l’athlète Elise Vanderelst nous confient leur quotidien lors de ces Jeux olympiques. Aujourd’hui, John-John Dohmen nous fait part de ses ressentis après la qualification des Red Lions en quarts de finale.

John-John Dohmen, vous venez de gagner votre second match du tournoi. Pouvez- vous expliquer comment s'est déroulée votre soirée après? 

Après le match, on est allés manger. Puis on a récupéré un peu. Certains ont été chez le kiné, d’autres sont restés dans leur chambre. C’est généralement très calme après un match. Souvent, on a un débriefing après. On a d’ailleurs déjà analysé notre match contre l'Allemagne. Il y a eu du bon et du moins bon. On essaie toujours de voir ce que l’on peut progresser pour la suite. C’est très important. Sinon ce soir, on est plus tranquilles dans nos appartements. 

Comment vous sentez- vous en ce début de tournoi? 

Je me sens très bien physiquement. Je pense que je fais très bien le job qu’on m’a demandé. Comme beaucoup d’autres, j’ai bien commencé. Et puis je vais probablement monter en puissance dans le tournoi puisque c’est ce que je fais d’habitude (rires). J’attends les matchs avec impatience pour continuer à évoluer. Comme l’ensemble de l’équipe d’ailleurs. Je pense que si cela se passe comme cela, on a de grandes chances d’aller très loin. 

C'est vrai que comme on a des horaires décalés, cela joue énormément sur le sommeil. Il y a des jours où on doit se lever à 6 heures du matin. Il faut donc faire au mieux pour dormir un maximum et cela ne se passe pas toujours bien. Enfin, cela dépend pour qui (rires). Pour moi, cela se passe plutôt bien. Je n’ai pas l’habitude de dormir énormément. 

 

"Je fais en sorte que tout le monde garde les pieds sur terre"

 

L’ambiance dans le village au sein de l’équipe est-elle toujours aussi bonne? 

Oui. L’ambiance est toujours très bonne. On sent quand même un peu plus de concentration qu’avant le tournoi. On sent les efforts physiques et on sent qu’on doit récupérer. Il faut pouvoir bien se reposer entre les matchs. Aller soit chez le kiné, soit rester dans son lit, soit regarder la télé. Mais il ne faut pas commencer à bouger partout dans le village. Il reste six matchs si tout va bien donc on doit pouvoir rester concentré et ne pas perdre trop d’énergie. Si on veut aller loin dans le tournoi, on sait que cela passe par là.  

Quel est votre rôle dans l’équipe? 

Je fais en sorte que tout le monde garde les pieds sur terre. Que cela soit avant, pendant ou après le match. Les JO sont un moment émotionnellement plus forts que les autres tournois. Il faut donc garder tout le monde dans le coup. Il faut que cela se passe bien parce que c’est à la fin que cela se joue. Rien n’est encore fait, on doit vraiment rester focus. Prendre ce qu’on a bien fait pour les matchs suivants. Et surtout, ne pas s’emballer sinon cela risque de nous coûter cher.

 

"On a réussi à les battre parce qu’on a été efficaces"

 

Vous avez remporté votre seconde victoire hier. C’est encourageant pour la suite, vous ne trouvez pas? 

Oui, très. Là je pense que sur les deux premiers matchs, on a battu deux équipes qui sont nos concurrents directs pour la médaille. Après, rien ne nous dit qu’on ne les retrouvera pas plus tard dans le tournoi. En tout cas, on sait que les Allemands sont très forts pour l’instant. Malgré cela, on a réussi à les battre parce qu’on a été efficaces. On est dans une bonne dynamique et on joue plutôt bien. Et cela est très positif. Bien sûr, cela ne veut rien dire pour la suite. Pour le moment, on s’est mis dans une bonne position mais on a encore des matchs cruciaux qui se jouent à la fin. 

Je dirais donc que nos victoires sont plutôt rassurantes. On est presque à notre 100% mais pas tout à fait. On voit quand même qu’on a un peu d’avance par rapport aux autres nations de notre poule. Maintenant, il va falloir tout faire pour maintenir cet écart avec les autres. Surtout qu’on a encore une bonne marge de progression, selon moi. 

Le match contre l’Afrique du Sud est plus facile sur papier que les deux premiers. Comment l’abordez-vous?  

Je pense que tout le monde a envie de continuer à faire évoluer notre jeu. C’est vrai que l’Afrique du Sud est une des moins bonnes nations ici mais ils ont fait trembler les Pays-Bas dimanche. Je pense que c’est une équipe pas si faible que cela. Et il va falloir jouer pour l’équipe comme on fait d’habitude. Et ne pas penser à soi. En plus, c’est un challenge pour nous de jouer contre des équipes moins fortes donc si on arrive à faire cela, on va faire un très bon match et on va continuer à évoluer. 

Avec des matchs qui s’enchaînent, est-ce qu’il y a encore de la place pour les entraînements? 

Non. Seuls les joueurs qui ne jouent pas les matchs s'entraînent pour l’instant. Enchaîner un match tous les deux jours, même parfois un match tous les jours. Cela serait de trop. On n’a donc vraiment pas le temps pour cela. 

La Belgique ayant déjà remporté une médaille, cela crée-t-il une bonne dynamique au sein de la Team Belgium? 

Oui. C’était super. On a pu assister à la fin de course de Wout Van Aert. C’est génial d’avoir une médaille belge. Cela nous donne vraiment envie d’y être. C’est motivant et stimulant de voir cela. Les JO commencent vraiment maintenant, on sent que les médailles tombent. Ce sont les meilleurs moments. Et puis on ne va pas se mentir, elles sont jolies ces médailles quand même (rires). Surtout la médaille d’or. Quand on la voit, on a vraiment envie de l’avoir. 

Charlotte Pijnaker et Pol Loncin

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