17.06
02:42

Les blouses blanches voient rouge

Jour de colère, jour de grève pour le personnel hospitalier qui dénonce – encore une fois – le sous-effectif criant dans nos hôpitaux. Et pendant ce temps-là, selon une étude, les Belges dépendent de plus en de leur assurance santé.

C’est un jour de grêve dans les hôpitaux wallons et bruxellois.

Pas mal de perturbations sont attendues pour qui doit se rendre a l’hôpital aujourd’hui: ceux-ci tourneront en effet en mode week-end, de nombreux travailleurs du secteur hospitalier ont répondu à l’appel des syndicats lancé en front commun et dénoncent "la pression énorme infligée au personnel soignant pour atteindre des impératifs économiques et médicaux".

En conséquence, les blocs opératoires, notamment, tournent au ralenti, la plupart des opérations prévues ce jour ont donc dû être reportées, à priori vous avez du être prévenu par l’hôpital si c’était votre cas. Certains hôpitaux ont également du réquisitionner du personnel afin d’assurer le service minimum qui est prévu par la loi.

Les revendications du personnel, sont par un grand nombre des corps de métiers du milieu hospitalier. Infirmières et infirmiers, médecins, assistants, se retrouvent autour d'un constat: ils sont à bout.

L’hôpital, laminé par trois vagues Covid, veut plus que la charité. Il demande du concret.

De l'argent oui, mais d’abord et surtout : du personnel.

À commencer par le fameux Fonds Blouses Blanches. "Trop peu d’emplois ont été créés avec les 400 millions d'euros que le personnel a été chercher lors des mardis des blouses blanches, alors que le personnel crève sur le terrain", exprime le communiqué du front commun. Le sous-effectif est criant et il est partout, trop peu d’initiatives sont prises pour y remédier.

Et, cerise sur le gâteau, certains hôpitaux ont "relancé la machine économique", avec certaines opérations comme des scanners, etc, afin de gagner de l’argent, mais sans avoir engagé du personnel.

Résultat : le personnel est dans le rouge.

La prise en compte du temps de vaccination du personnel, la prise en compte de l’avis des syndicats dans la mise en place des réseaux hospitaliers, ou encore la mise en place du nouveau barème infirmier IFIC, un barème qui verrait le personnel payé en fonction du travail presté et non plus des études, qui est déjà en vigueur dans les hôpitaux privés mais qui a comme conséquence notable de décourager les blouses blanches de suivre une spécialisation.

Et puis il y a cette étude interpellante sur les dépenses en soins de santé.

Une étude réalisée par les mutualités libres et dont La Libre Belgique dit un mot ce matin.

30% des dépenses de soins de santé vont à 1% des Belges. 90% des belges ont des dépenses moyennes de santé de 693 euros/an.10% des Belges ont des dépenses de santé de 16.000 euros/an.

Et pour 1% de ceux-ci, les frais de santé sont de l’ordre de 65000 euros/ an.

Pour les 10% de belges qui coutent le plus à l’assurance santé, c’est l’hospitalisation qui est en cause (environ 12 jours/an, contre 1 jour/an pour les autres), ce sont en majorité des personnes de + de 65 ans, ou qui ont des maladies chroniques comme l’hypertension et la dépression.

Et cela a tendance a augmenter, les dépenses moyennes à charge de l’assurance santé ont augmenté de 21% entre 2010 et 2018, passant de 1850 a 2030 euros/ an.

La faute a l’augmentation des maladies chroniques, comme les cancer et encore une fois les dépressions.

 

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