08.06.21
14:48

Emmanuel Macron giflé par un homme lors d'un déplacement, deux interpellations

Emmanuel Macron a été giflé par un homme lors d'un déplacement à Tain-l'Hermitage mardi à la mi-journée, a confirmé l'entourage du chef de l'Etat en attestant auprès de l'AFP de l'authenticité d'une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, à voir ci-dessous. Deux personnes ont été interpellées, a annoncé la préfecture. "L'homme qui a tenté de gifler le président et un autre individu sont actuellement entendus par la brigade de gendarmerie de Tain-L'Hermitage", indique la préfecture sans donner d'autres informations concernant leur identité. "Vers 13H15, le président était remonté dans sa voiture après avoir visité un lycée et il est ressorti car des badauds l’appelaient. Il est allé à leur rencontre et c'est là que l'incident s'est produit", a encore précisé la préfecture.

 

"Montjoie Saint-Denis, à bas la Macronie"

Sur l'extrait diffusé sur Twitter, M. Macron est vu s'approchant d'un groupe de personnes massées derrière des barrières, puis échanger brièvement avec un homme. Saisissant l'avant-bras du président, l'individu semble lui porter ensuite un coup sur la joue, l'entourage de M. Macron évoquant une "tentative de gifle". Le chef de l'Etat a poursuivi sa visite, a indiqué l'Elysée.

On peut entendre l'homme qui gifle le président français dire "Montjoie Saint-Denis, à bas la Macronie", un slogan "visiblement royaliste". Il s'agit d'un "cri de guerre utilisé par les armées des rois de France en particulier des Capétiens', devenu depuis un cri de ralliement de l'extrême droit française.

 

 

Castex "en appelle à un sursaut républicain"

Le Premier ministre Jean Castex en a appelé mardi devant les députés "à un sursaut républicain" après la gifle reçue par Emmanuel Macron lors d'un déplacement à Tain-l'Hermitage (Drôme). "La politique ça ne peut en aucun cas être la violence, l’agression verbale, et encore moins l'agression physique. J'en appelle à un sursaut républicain, nous sommes tous concernés, il en va des fondements de notre démocratie", a déclaré M. Castex lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

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