27.05.21
10:26

Circulez, y a rien à voir…

Radicalisation et extrême droite à l’armée. Les militaires estiment qu’ils n’ont pas grand chose à se reprocher, la ministre non plus. Bref, tout va très bien, madame la marquise. En attendant, Jürgen Conings, lui, court toujours. Et les militaires radicalisés sont toujours là… Explications avec Martin  Buxant dans La Matinale. 

34 interpellations sur l’affaire Conings pour la ministre de la Défense Ludivine Dedonder hier en commission parlementaire et beaucoup de "nous n’étions pas au courant". La plupart des interrogations des députés portaient, et portent encore aujourd’hui, sur les dysfonctionnements et la non-transmission des informations au sujet de ce militaire radicalisé à l’extrême droite et violent.

On a compris que les services de renseignement militaire, le fameux SGRS, avait fait une partie du job en repérant la radicalisation de Jürgen Conings. Une partie du job seulement, car ensuite c’est le grand flou. L'OCAM, l’organe qui établit le niveau de la menace, classe Conings comme très dangereux, mais les renseignements militaires ne se préoccupent plus réellement du dossier. Pire, ils abandonnent la mise sur écoute du personnage – qui avait quand même évoqué l’hypothese d’un attentat sur une mosquée. Bref, ils abandonnent la mise sur écoute parce qu’ils ont "d’autres priorités", dixit la ministre de la Défense. Ça laisse songeur tellement la réponse est faible.

Du coup, le problème se pose à deux niveaux: militaire et politique. Et le problème, c’est que d’un côté comme de l’autre, on est sur le refrain du circulez, y a rien à voir.

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