04.05
09:08

Vers une justice 2.0?

Ce vendredi, la Justice belge recevra 3.500 ordinateurs portables et à terme, 12.000. Le coût de cet investissement représente 100 millions d’euros. Le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne entend être le ministre qui amorcera ce tournant de l’informatisation de la Justice belge, qui est à la traîne au niveau de l'Union européenne.

 

Le chantier de digitalisation de la Justice est immense et on ne sait pas réellement par où commencer. De quoi parle-t-on exactement? Pourquoi la digitalisation de la justice est si complexe? Quel écho sur le terrain? Les avocats sont-ils demandeurs? Qu’est-ce que cette numérisation permettrait ? Le secteur croit-il aux déclarations de leur ministre? 

Adrien Vanden Branden, fondateur de Canyon, outil visant à faciliter les procédures légales et Jean-Pierre Buyle, avocat, ancien président d’Avocats.be, étaient sur le plateau pour répondre à la Question de la Matinale.

"Le digital, c’est une opportunité fondamentale de repenser toute la procédure judiciaire autour de la personne justiciable", confie Adrien Vanden Branden. Ceci permettrait de rendre accessible les décisions de Justice et des textes de loi en les rendant digitaux. De surcroît, "mettre à disposition l’ensemble des décisions de justice de manière anonymisée et les mettre dans une base de données pour pouvoir rendre cette jurisprudence accessible à tous et alors accessible au contrôle démocratique." 

Jean-Pierre Buyle nous explique également que la justice informatisée est "le seul moyen d’avoir des banques de données qui permettent d’avoir une assistance pour les acteurs de justice, pour étudier les cas et pour prévoir les décisions. C’est un outil d’aide à la prédictivité de la Justice." Une loi avait été votée pour cette informatisation, mais n’a pas encore été mise en œuvre. "Demain, sans numérique, vous n’aurez plus de justice", affirme-t-il.

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