29.04.21
08:15

Caroline Désir: “On n’est pas obligés d’organiser une session d’examens stricto sensu"

Caroline Désir, ministre de l’Education et de l’Enseignement fondamental, était l’invitée de Martin Buxant ce jeudi.

La socialiste est revenue sur le retour des élèves à 100% en présentiel dans les écoles, à partir du 10 mai. Un retour qui concerne quelque 300.000 élèves en Fédération Wallonie-Bruxelles et qui se fera avec toutes les mesures de sécurité, a affirmé la Ministre. 

“Il n’y aura pas de protocoles supplémentaires, mais le respect strict de ceux en place. Nous sommes en code rouge depuis le mois d’octobre, c’est toujours le cas. Le retour de tous les élèves impose le port du masque et, surtout, l’aération des classes: il faut renouveler l’air toutes les heures dans les classes et les récréations et deux fenêtres doivent rester en permanence entre-ouvertes”. 

Caroline Désir a annoncé qu’aucun cours ne serait annulé, dont les cours de gymnastique longtemps suspendus, comme les sorties d’un jour. Ce retour en présentiel a, selon Mme Désir, été accueilli positivement par une partie de quelque 100.000 enseignants, soulagés de retrouver des conditions de travail simplifiées, à l’inverse des syndicats. 

“Il y a des craintes des syndicats, il ne faut pas se le cacher. Ils sont déçus parce que les enseignants n’ont pas été reconnus comme prioritaires pour se faire vacciner. Nous essayons de les rassurer en leur promettant la rigueur des protocoles, la campagne de testing, l’apport d’auto-tests en cas de cluster. L’autre excellente nouvelle sur laquelle on s’appuie pour ce retour à l’école: ce sont les progrès de la (campagne) vaccination. Les hospitalisations commencent à baisser, les plus vulnérables sont vaccinés, comme certains enseignants - dont ceux de l’enseignement spécialisé.”

Concernant la question de la vaccination dans les écoles, Caroline Désir la voit comme un frein à la campagne de vaccination, le changement de stratégie risquant de faire perdre du temps. “Par ailleurs, on commence à voir la catégorie d’enseignants plus vulnérables être vaccinés, mais aussi les parents d’élèves du secondaire.”

CEB et CE1D maintenus

À propos de l’organisation des examens, Caroline Désir se réfère à une circulaire envoyée il y a quelques semaines, qui balise la fin de l’année. “L’organisation des sessions d’examens relève de la liberté pédagogique des pouvoirs organisateurs: ils peuvent organiser des sessions ou pas. Mais je rappelle, aussi, qu’il existe d’autres formes d’évaluations (que les examens): formatives, diagnostiques. On n’est pas obligé d’organiser une session d’examens stricto sensu. On peut décider d’aller plus loin dans l’apprentissage, jusqu’au 30 juin, pour rattraper le temps perdu”. 

La Ministre confirme l’existence du débat au sein du corps professoral, soulignant l’importance de se recentrer sur l’essentiel. 

Par contre, une chose est acquise: le calendrier des épreuves externes certificatives (CEB, CE1D) est maintenu. “Le CEB et le CE1D sont des années qui n’ont pas connu l’hybridation: c’est la 6e primaire et la 2e secondaire. Ce n’est pas pour ça que l’année a été facile, mais ils ont pu aller à l’école à 100% en présentiel depuis le début de l’année. On a besoin de ces épreuves, parce que c’est là-dessus qu’on construit nos indicateurs nous permettant d’évaluer l’état de connaissance de nos élèves et de pouvoir mesurer les dégâts causés par la crise. Mais, même si un élève avait un couac à une épreuve, le conseil de classe, qui connaît bien l’élève, qui va délibérer.”

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