28.04.21
09:39

"La loi pandémie peut être envisagée, mais pas dans l’urgence"

Il y a un mois, l’Etat belge a été épinglé par le Tribunal de première instance pour les mesures anti-Covid illégales. Mais l'Etat a fait un appel et la Vivaldi a désormais jusqu’au 18 mai pour mettre sur pied la loi pandémie, anciennement loi Covid. Un projet qui atterrira ce mercredi en commission pour un premier échange entre députés, qui pose pas mal de questions.

Denis Ducarme, député fédéral (MR) et Marc Pittie, avocat au barreau de Bruxelles, nous en parle ce matin dans la Matinale..

La loi pandémie permettra avant tout de valider officiellement les mesures Covid, et permettra en outre à la Belgique d'établir un dispositif clé pour l’avenir, en cas de nouveau fléau.  La mise en place de ce dispositif paraît trop précipitée, selon Marc Pittie. "Il me paraissait extrêmement précipité d’encadrer toutes les pandémies futures en Belgique. On gère la crise. On prend le temps de la réflexion. On regarde ce qui a fonctionné et à ce moment-là, on adopte un cadre pour la gestion des pandémies et ce compris sur des mesures structurelles", faisant référence à la constante réouverture-fermeture. Il faut se concentrer sur la pandémie actuelle, celle du Covid-19.

Cette présente pandémie doit être débattue au parlement tout en connectant la population aux décisions politiques. Toujours est-il que cette loi donne une base légale aux mesures du gouvernement.  Ainsi, "le gouvernement se met en ordre", explique Denis Ducarme.

Le Mouvement réformateur (MR) était lui plutôt favorable à une loi Covid, mais pas pour ce nouveau projet de loi. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il y a actuellement un débat parlementaire comme le précise le député fédéral du MR. "La loi pandémie peut être envisagée, mais pas dans l’urgence." conclut Marc Pittie, avocat au barreau de Bruxelles.

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