17.04.21
07:21

Suspension des vols avec le Brésil: la Belgique pour "une approche coordonnée" dans l'UE

La Belgique a plaidé mercredi pour "une approche coordonnée" au niveau européen de la suspension du trafic aérien de passagers avec le Brésil, où la situation sanitaire est jugée inquiétante, alors que la France a décidé de ne plus accueillir de vols directs sur son sol jusqu'au 19 avril.

Interrogé lors d'une conférence de presse consacrée à la pandémie, le Premier ministre Alexander De Croo a indiqué que des discussions étaient en cours notamment avec les gouvernements néerlandais et allemand afin de s'aligner sur la position française.

La Belgique n'a pas de vols directs avec le Brésil, mais tous les pays européens qui en accueillent doivent avoir la même approche, a plaidé de son côté le ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet.

"On essaie de convaincre les pays européens d'avoir une approche commune, coordonnée, en commençant par les pays voisins", a dit M. Gilkinet à l'AFP, précisant que des contacts au niveau des ministres des Transports ont été initiés entre les trois pays du Bénélux, l'Allemagne et la France.

Mardi devant les députés français le Premier ministre Jean Castex avait annoncé la décision de son gouvernement de "suspendre jusqu'à nouvel ordre tous les vols entre le Brésil et la France". La suspension est prévue jusqu'au 19 avril, selon le décret paru mercredi au Journal officiel.

La situation sanitaire n'a cessé de s'aggraver au Brésil depuis février en raison de l'émergence d'un variant local du virus, encore très minoritaire en France et en Belgique, mais qui suscite l'inquiétude.

Plus contagieux, plus sévère, ce variant qui a émergé en décembre dans la région de Manaus (en Amazonie), connu sous le nom de "P1", préoccupe surtout en raison de sa résistance aux vaccins contre le Covid-19.

Dès fin janvier le Portugal, qui compte des liaisons directes, avait suspendu ses vols avec le Brésil, tout comme avec le Royaume-Uni, en raison des craintes liées à l'émergence de variants plus contagieux dans ces deux pays.

Cette suspension a été prolongée fin mars par Lisbonne jusqu'au 15 avril.

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