09.03.21
13:38

Carles Puigdemont dénonce "une persécution politique"

L'ex-président de la Catalogne, Carles Puigdemont, a dénoncé mardi "un cas clair de persécution politique" après la levée de son immunité parlementaire par les eurodéputés, lors d'une conférence de presse.

"C'est un jour triste pour le Parlement européen. Nous avons perdu notre immunité mais le Parlement européen a perdu plus que cela et aussi la démocratie européenne", a ajouté l'ancien président catalan.

La solution du conflit en Catalogne ne sera pas trouvé "en nous remettant aux mains de la justice espagnole", a-t-il poursuivi. Une réaction à celle de Madrid, qui a estimé mardi que le vote des eurodéputés était la démonstration que "les problèmes de la Catalogne se résolvent en Espagne, ils ne se résolvent pas en Europe".

Outre Carles Puigdemont, le Parlement a également levé l'immunité de deux de ses anciens ministres, Toni Comin et Clara Ponsati, leur sort se trouvant maintenant dans les mains de la justice belge et, pour la troisième, dans celles des juges écossais, qui doivent se prononcer sur leur extradition.

Les trois eurodéputés sont poursuivis pour "sédition" et, dans le cas de MM. Puigdemont et Comin, s'ajoute l'accusation de "détournements de fonds publics". 

Le sort de Puigdemont, privé d'immunité, est désormais aux mains de la justice belge. L'indépendantiste catalan peut être arrêté à tout moment sur exécution d'un mandat d'arrêt européen et extradés en Espagne si les autorités judiciaires des pays où ils vivent en exil donnent leur feu vert.

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