06.03.21
12:02

"On nous dit d'aller dehors, mais les gens veulent justement voyager dehors"

Les voyages non-essentiels à l'extérieur des frontières (hors urgences familiales) sont proscrits jusqu'au dimanche 18 avril, ce qui inclut les deux semaines de vacances de Pâques à compter du samedi 3.

"Le Comité de concertation a décidé de maintenir pour le moment jusqu'au 18 avril 2021 l'interdiction des déplacement à des fins récréatives ou touristiques au départ et à destination de la Belgique mais cette mesure sera réévaluée lors du prochain Comité de concertation (le 26 mars). L'interdiction de voyager est une mesure responsable et indispensable si l'on entend empêcher la circulation du virus."

a communiqué le gouvernement dans un communiqué de presse

L'interdiction, qui ne concerne pas les travailleurs frontaliers, courait jusqu'à présent jusqu'au 1er avril. Elle a valu au fédéral des remontrances de la part de la Commission européenne, qui s'est inquiétée d'une mesure "disproportionnée".

 

Les professionnels du voyages "déçus"

De leur côté, les agences de voyages se disent fortement déçues car elles espéraient pouvoir retravailler pendant les vacances de Pâques.

"Le Premier ministre a annoncé qu'il fallait être dehors, dehors, dehors, et l'objectif des gens qui partent en vacances, c'est d'être dehors"

s'indigne Anne-Sophie Snyers, secrétaire générale de l'Union professionnelle des Agences de voyages.

"Nous attendions des données objectives et nous nous rendons compte que nous dépendons du plan de vaccination belge, mais aussi étranger"

a-t-elle ajouté dans notre journal.

"Nous n'avons pas été entendus, alors qu'on nous avait promis d'être entendus. Nous espérions que la Belgique s'aligne sur les autres pays d'Europe"

s'attriste Mme Snyers.

"Il y a un impact sur le secteur parce qu'avec ces mesures, les Belges ne prennent pas de décisions. On attend maintenant une perspective claire"

conclut la secrétaire générale de l'Union professionnelle des Agences de voyages.

 

Mais des assouplissements sont néanmoins en vue, à condition que les premiers signes d'une troisième vague (apparus fin février) continuent de s'éloigner comme ce fut le cas cette semaine.

LN24

Partager cet article

En lien avec l'article