06.03.21
17:47

En Belgique, un entrepreneur sur trois est une femme

On constate une évolution de 12,90% dans la population des femmes entrepreneures en Wallonie et 11,63% à Bruxelles au cours des cinq dernières années. Sophie Legrand, chef de projet du réseau Diane nous en parle.

A l’approche de la journée internationale des Droits des femmes, le Réseau Diane met en lumière l’entrepreneuriat féminin. 

Depuis quelques années, de plus en plus de femmes se lancent dans l’aventure entrepreneuriale.  On compte près de 148.000 femmes indépendantes (tous régimes confondus) en Wallonie et à Bruxelles. Ce n’est pas rien. Mais les hommes sont presque deux fois plus nombreux. La proportion des femmes n’est donc que d’un tiers. Selon l’Inasti, on remarque une évolution de 12,90% dans la population des femmes entrepreneures (tous régimes confondus) en Wallonie et 11,63% à Bruxelles au cours des cinq dernières années. Une évolution présente également chez les hommes.

Les motivations à devenir femmes entrepreneures sont nombreuses. Après le besoin de se réaliser pleinement au niveau professionnel, c’est le désir d’autonomie et de flexibilité (pour un meilleur équilibre vie privée et vie professionnelle) ou encore l’insatisfaction dans un emploi de salarié qui arrivent en tête des motivations.

Près de 40% des femmes qui ont répondu à l’enquête – ce qui est une proportion importante - pensent qu’il est plus difficile d’entreprendre lorsqu’on est une femme. Elles citent surtout 3 obstacles. Le premier est le maintien des vies privée et professionnelle. Les deux autres obstacles sont la difficulté de trouver de nouveaux clients et la difficulté de facturer ses prestations à leur juste valeur.

Malheureusement, la crise de la Covid-19 n’a rien arrangé. 70% des interviewées affirment rencontrer plus de difficultés depuis les mesures prises pour lutter contre le virus en mars dernier. Toutefois, et c’est plutôt positif, cette situation les a forcées à revoir leur business modèle et à s’adapter à cette nouvelle réalité. Diversification et digitalisation de leur offre, formation et acquisition de nouvelles compétences sont autant de façon qu’elles ont trouvé pour survivre malgré la crise

 

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