24.02.21
16:02

"La Belgique savait très bien qu'elle allait à l'encontre des recommandations européennes"

"La Belgique savait très bien qu'elle allait à l'encontre des recommandations, mais le gouvernement sait aussi très bien qu'à part se faire remonter les bretelles, il ne doit pas s'attendre à beaucoup plus."

La Commission européenne met la pression sur la Belgique concernant les voyages non-essentiels. Elle a annoncé mardi avoir sommé six Etats membres, dont la Belgique, de s'expliquer sous dix jours sur des restrictions de circulation liées au Covid-19 qu'elle juge disproportionnées. L'exécutif européen a envoyé lundi des courriers à l'Allemagne, à la Belgique, au Danemark, à la  Finlande, à la Suède et à la Hongrie, car ces six pays appliquent des restrictions plus dures que celles recommandées par l'UE, dont des interdictions d'entrer sur leur territoire, a expliqué un porte-parole de la Commission.

Ces lettres, a-t-il souligné lors d'une conférence de presse, pointent "un risque de fragmentation, d'entraves à la libre-circulation, de perturbation des chaînes de production". Les restrictions doivent être "non discriminatoires et proportionnées", insiste la Commission, qui  appelle les gouvernements concernés à "s'aligner" sur les recommandations communes approuvées il y a quatre mois par les Vingt-Sept. Le dirigeants de l'UE s'entretiendront de la coordination de la lutte contre la pandémie lors d'un sommet spécial en visio-conférence jeudi et vendredi.

Les Etats visés ont dix jours pour répondre à la Commission, qui n'exclut pas d'enclencher des procédures d'infractions à leur encontre.

 

Débat sur le plateau des "Visiteurs du soir" avec Benjamin Bodson, assistant en Droit européen à l'UCL et associate fellow à l'Institut Egmont et Assita Kanko, député européenne N-VA.

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