18.02.21
03:08

Les francophones doivent réformer l’Etat

La ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden a fait sa proposition de réforme de l'Etat, un modèle  "2+2" où la Belgique serait divisée en deux entités fédérées et deux sous-entités fédérées. Martin Buxant décrypte cette proposition très mal accueillie du côté francophone.

S’il existait un championnat du monde de la tuyauterie institutionnelle et de la révision de la constitution, les Belges le remporterait haut la main.

Dans le rôle des plombiers en chef, le CD&V, le parti chrétien démocrate flamand, qui dans sa longue tradition de démantèlement de l’Etat belge – de Wilfried Martens a Jean-Luc Dehaene en passant par Yves Leterme, en remet une nouvelle couche cette semaine avec Annelies Verlinden. 

La ministre de l’Intérieur dispose d’une autre compétence au sein du gouvernement fédéral: celle des réformes institutionnelles, comme son collègue, David Clarinval, pour le côté francophone du gouvernement.

Verlinden a donc mis en marche ce pouvoir hier, devant des étudiants de l'université de Gand en livrant sa vision de la réforme de la Belgique. "La Belgique, c’est une maison dont vous vous demandez si vous devriez la réparer ou simplement la démolir. Pour moi, il n’y a qu’une seule réponse : nous devons construire"

Pour ce faire, elle propose un modèle  "2+2" où la Belgique serait divisée en deux entités fédérées: Flandre et Wallonie, les Deelstaten, et deux sous-entités fédérées, les Deelgebieden : Bruxelles et les Germanophones.

Les entités fédérées auraient bien entendu, dans sa vision, une tutelle sur les sous-entités fédérées.

Ce serait, dit-elle, plus clair et plus transparent que l’actuel modèle belge composé de trois régions et de trois communautés, un modèle, qui a montré ses limites en terme de lisibilité.

Un tel modèle a-t-il des chances de voir le jour ? Quelles réactions cela suscite-t-il ? Martin Buxant nous en parle. 

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