04.02.21
19:08

"La situation ne justifie pas à ce jour" un nouveau confinement en France

"La situation ne justifie pas à ce jour" un nouveau confinement, a indiqué jeudi le Premier ministre français Jean Castex, tout en affirmant que l'exécutif n'hésiterait "pas à prendre (ses) responsabilités" en cas de "dégradation forte et rapide" des indicateurs sanitaires en raison de l'épidémie de Covid-19.

"Un nouveau confinement ne peut s'envisager qu’en tout dernier recours", a insisté le Premier ministre lors d'une conférence de presse, en appelant à "la mobilisation des Français".

"L’objectif que nous devons nous fixer, ce n’est pas de retarder cette échéance, c’est de tout mettre en œuvre pour l’éviter",

a-t-il martelé.

 

Le télétravail impératif

"Télétravailler partout où c’est possible devient impératif" pour lutter contre le Covid-19, a aussi déclaré Jean Castex.

"Il y a encore trop d’entreprises où le télétravail serait possible mais n’existe pas du tout ou à des niveaux très faibles",

a déploré le Premier ministre, en invitant les administrations publiques à "montrer l'exemple".

 

"La plus grande prudence" durant les vacances d'hiver

Jean Castex a invité jeudi les Français qui prendront des vacances d'hiver à "la plus grande prudence" afin d'éviter les contagions, alors que ces congés débutent vendredi soir pour une partie du pays.

"Nous avons choisi de ne pas limiter les déplacements entre régions" mais "nous devons éviter tout relâchement" des gestes barrières, "comme vous l’avez fait à l’occasion des fêtes de fin d’année",

a demandé le Premier ministre lors d'un point de presse avec plusieurs ministres.

 

1,7 million de rendez-vous supplémentaires proposés "dans les prochains jours"

Quelque 1,7 million de rendez-vous supplémentaires pour des premières injections de vaccins contre le Covid-19 seront ouverts "dans les prochains jours", a annoncé jeudi Jean Castex.

Au cours d'une conférence de presse, le Premier ministre a affirmé que "l'objectif de quatre millions de personnes ayant reçu leur première injection" sera atteint "d'ici la fin du mois de février".

L'accélération du rythme de vaccination va être rendue possible par l'arrivée du vaccin d'AstraZeneca, qui sera utilisé à partir de samedi, a-t-il précisé.

"La campagne de vaccination suit désormais un rythme soutenu : nous avons hier vacciné plus de 100.000 personnes, dont près de 70.000 en première injection",

a déclaré Jean Castex.

Mais "je mesure parfaitement l'angoisse de toutes ces personnes âgées de plus de 75 ans qui n’ont pas encore obtenu un rendez-vous, de leur famille qui les aident dans leurs démarches, ou qui attendent impatiemment et parfois avec anxiété qu’on les appelle et qu’on leur donne des réponses",

a-t-il ajouté.

Sur les 1,7 million de rendez-vous supplémentaires annoncés, 500.000 seront ouverts à partir de vendredi pour être réalisés fin février, puis 1,2 million "dès le milieu de la semaine prochaine" pour le mois de mars.

Ils seront suivis encore "d’au moins 500.000 rendez-vous supplémentaires sur le mois de mars que nous ouvrirons progressivement d’ici là", a précisé le chef du gouvernement.

Le ministère de la Santé n'a pu être joint par l'AFP pour préciser si les 500.000 rendez-vous devant ouvrir vendredi étaient les mêmes que ceux dont il avait décalé la semaine dernière l'ouverture, ou de nouveaux créneaux.

"Nous gardons pour objectif de proposer la vaccination à toutes les personnes de plus de 65 ans d’ici le mois de mai et d’avoir couvert tous les Français adultes d’ici la fin de l’été",

a ajouté Jean Castex, confirmant l'objectif fixé mardi soir sur TF1 par Emmanuel Macron.

Il a indiqué que la première livraison de vaccins Astrazeneca "sera affectée aux établissements de santé, pour protéger les professionnels de santé, hospitaliers et de ville".

 

AFP

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