12.01.21
12:21

Plan de relance: les nouveaux chiffres font encore plus pencher la balance en défaveur de Bruxelles

La Région bruxelloise se sent lésée par la répartition du plan de relance. Bruxelles recevra un peu plus de 6% des 6 milliards d'euros octroyés pour l'Union européenne. Une réunion d'urgence est convoquée. Plusieurs sources nous ont confirmé ce mardi que lors de la négociation finale, Wallons et Flamands s’étaient entendus sur le dos de Bruxelles.

Enormément d’intox circule pour le moment sur les chiffres précis. La Belgique a reçu de l’Europe une enveloppe de 5,925 milliards pour se relancer après le Covid. Elle va être répartie comme ceci : 

- 1.250 millions pour le fédéral 

- 2.255 millions pour la Flandre 

- 1.480 millions pour la Wallonie 

- 495 millions pour la Fédération Wallonie-Bruxelles

- 395 millions pour la Région bruxelloise

- 50 millions pour la communauté germanophone 

En pourcentage, c’est intéressant : 21% pour fédéral, 38% pour la Flandre, 25% pour la Région wallonne, 8,4% pour la FWB , 6,7% pour Bruxelles et 1% pour les germanophones. Mais il y a d’autres montants européens qui vont tomber, des montants importants pour la Flandre et la Wallonie, notamment au niveau du Brexit pour compenser les pertes…

- 198 millions euros pour la Flandre

- 89 pour la Wallonie

- et seulement 25 pour Bruxelles

Ou encore, un fonds spécial pour une transition juste: 166 millions pour la Wallonie; c’est entre autres lié à la désindustrialisation.

Enfin, dans une dernière enveloppe européenne, Bruxelles reçoit encore 22 millions, là où la Flandre prend 114 millions et la Wallonie 83,8 millions.

 

En résumé, et au total: les Bruxellois auront en tout et pour tout 442 millions d’euros, là où la Wallonie a 1,8 milliard et la Flandre 2,5 milliards d’euros.

 

Une différence salée

La différence est salée en défaveur des Bruxellois, même s’ils auront aussi 25% de l’enveloppe de la FWB. Mais cela reste très, très faible pour une région impactée, qui a subi le Covid de plein fouet et abrite les institutions européennes.

Plusieurs sources nous ont confirmé ce mardi que lors de la négociation finale, Wallons et Flamands s’étaient entendus sur le dos de Bruxelles… Tant Thomas Dermine qu’Elio Di Rupo, Jan Jambon ou encore Pierre-Yves Jeholet, ont joué la carte wallonne et la carte flamande. Rudi Vervoort s’est donc retrouvé bien seul à défendre les Bruxellois. Des Bruxellois qui payent aussi certainement le fait d’avoir imposé une taxation kilométrique sans s’être concerté au préalable avec les deux autres Régions. 

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