17.12.20
09:51

Le PTB et le respect de la vie privée

Le député socialiste Patrick Prévot a soulevé un lièvre, et c’est un lièvre qui s’appelle PTB… Explications avec Martin Buxant dans les "faits du jour".

A grands renforts de visuels et de supports images, le PTB fait la promotion de sa nouvelle pétition, qui incite les gens à se rebeller contre les mesures de surveillance Covid. Mais le problème n’est certainement pas le fond, c’est plutôt la forme.

En effet, le PTB incite à utiliser ses propres canaux alors qu’il existe un mécanisme officiel de la Chambre pour collecter les pétitions et les signatures. Ce mécanisme a été mis en place il y a quelques semaines et il permet à tout citoyen de déposer une pétition et dès que celle-ci atteint le seuil de 25000 signatures, elle est prise en compte par les parlementaires. C’est une vraie avancée alors qu’on essaye de rapprocher le citoyen et le politique. 

Mais le PTB, qui compte 12 députés au Parlement, n’utilise pas ce canal officiel mais son propre canal de parti pour récolter les coordonnées des signataires… Simplement, pointe le socialiste Prévot, parce que sur le site officiel du Parlement, les données des signataires sont protégées et ne peuvent pas être utilisées à d’autres fins que la pétition. Tandis que le PTB en récoltant lui-même les signatures, il se constitue une vraie base de données des gens et de leurs préoccupations. Et il est tout à fait facile ensuite de recycler ses coordonnées pour son propre intérêt politique.

En matière de respect de la vie privée, on a déjà fait mieux. Et on a déjà connu ce genre de dérives au PTB. Dans les maisons médicales qu’ils pilotent, par exemple, ils mêlent joyeusement exercice de la médecine et propagande politique. Vous pouvez vous y faire soigner gratuitement, à condition d’entrer dans leur fichier politique… Le livre de Raoul Hedebouw est même en vente dans les salles d’attente de leur centre médicaux.

Attention donc: d’un côté, on veut vous faire signer une pétition pour que votre vie privée soit protégée et qu’on bannisse l’usage de drones, et d’un autre côté on vient chercher vos données pour les utiliser dans votre dos. On propose ce slogan au PTB: faites ce que je dis, pas ce que je fais. 

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