25.09
10:30

Voici le futur fonds souverain de l’Etat belge

Il serait doté de 15 à 20 milliards d’euros.

Ce n’est pas (encore ?) le fonds souverain de la Norvège ou celui du Qatar, mais il apparaît aujourd’hui qu’un large consensus politique s’est dégagé pour doter la Belgique d’un véhicule financier destiné à rassembler et à piloter ses intérêts financiers stratégiques. L’idée, formulée à la base par le CEO de la SFPI (Société fédérale de participations et d'investissement) Koen Van Loo, a d’ailleurs été reprise dans la note de la future coalition Vivaldi.

Il s’agit de rassembler toutes les participations de l’Etat belge entre les mains de la SFPI et d’en faire un fonds souverain avec une réelle autonomie et une capacité d’orienter des grands investissements stratégiques pour l’Etat belge. Actuellement, la SFPI gère un portefeuille d’actifs de 2,5 milliards d’euros (25% de l’aéroport de Bruxelles, le bâtiment Flagey…): il passerait à 20 milliards d’euros si le principe du fonds souverain est adopté. La tutelle de ce fonds pourrait revenir au Premier ministre.

 

Dans le fonds souverain belge, outre ce que gère déjà la SFPI, seraient logés :

- Les participations belges dans BPost et dans la Loterie Nationale ;

- Les participations belges dans les banques : 100% de Belfius (environ 4 milliards d’euros), 7,7%¨de BNP (environ 5 milliards d’euros, selon le cours de bourse), 31,5% d’Ethias (500 millions d’euros)

- La participation belge dans Proximus (53,5%)

- Skeyes (l’organe de contrôle du trafic aérien)

Même la Régie des bâtiments pourraient être intégrée au fonds souverain, à l’image du fonds norvégien qui gère aussi les actifs immobiliers de l’Etat norvégien.

 

Martin Buxant

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