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14:17

Six migrants afghans interrogés dans le cadre de l'incendie du camp de Moria

Les six suspects, dont les plus âgés ont vingt ans, doivent être mis en accusation par le procureur en milieu de journée.

Six jeunes Afghans, dont deux mineurs, soupçonnés d'être liés à l'incendie qui a ravagé le camp de migrants de Moria sur l'île grecque de Lesbos, doivent être déférés au parquet mercredi, ont indiqué des responsables locaux.

Les six suspects, dont les plus âgés ont vingt ans, doivent être mis en accusation par le procureur en milieu de journée, ont précisé ces sources.

Quatre des migrants avaient été interpellés au cours d'une opération de police lundi sur les routes de cette île, où un énorme incendie a ravagé la semaine dernière le plus grand camp de migrants d'Europe, qui accueillait 12.000 réfugiés dans des conditions insalubres.

Les deux autres, âgés de 17 ans, avaient été transférés en Grèce continentale lors d'une opération d'évacuation de quelque 400 mineurs non accompagnés, selon l'agence officielle ANA. Ils ont été ensuite arrêtés.

Depuis le début, les responsables grecs affirment que l'incendie qui a ravagé le camp de Moria, laissant sans abri ses occupants, était criminel.

Plus tôt mercredi, 13 migrants ont été détenus sur l'île de Samos après un incendie qui menaçait de s'étendre à un camp de migrants qui abrite plus de 4.700 personnes.

La plupart ont été relâchés par la suite, et seuls trois restent sous interrogatoire, a indiqué une source de la police locale à l'AFP.

Depuis l'incendie de Moria, dans la nuit du 8 au 9 septembre, des milliers de migrants dorment sur les routes, avec peu de vivres et d'accès à l'eau sous une chaleur de plomb.

Les autorités grecques ont érigé à la hâte un camp provisoire à proximité pour reloger les sans-abri, qui devrait accueillir à terme jusqu'à 9.000 migrants selon la commissaire européenne en charge des Affaires intérieures, Ylva Johansson.

Mais seuls 1.200 d'entre eux y sont installés, a indiqué mercredi le ministère grec des Migrations.

Parmi eux, 35 ont été testés positifs au nouveau coronavirus.

Le confinement prolongé depuis des mois dans les camps de migrants de Grèce a été levé sur les îles égéennes de Chios et Kos, mais maintenu sur les îles de Samos et Leros jusqu'au 29 septembre, après la détection de trois cas positifs, a-t-on appris mercredi auprès du ministère des Migrations.

Avec l'ex camp de Moria à Lesbos, les camps de Chios, Kos, Samos et Leros constituent les cinq "hotspots" créés au pic de la crise migratoire pour accueillir et enregistrer les demandeurs d'asile en provenace de Turquie.

L'Allemagne a annoncé qu'elle allait accueillir plus de 1.500 migrants venus des îles grecques, dont Lesbos, alors que le président du Conseil européen Charles Michel a appelé depuis l'île l'Europe à "se mobiliser" et à "s'impliquer" pour "s'attaquer sérieusement au défi" des migrations.

Les 1.553 réfugiés que Berlin a promis d'accueillir s'ajoutent à 150 mineurs non accompagnés de Moria déjà arrivés en Allemagne.

La France a pour sa part annoncé qu'elle accueillerait 150 mineurs de Moria, pendant que d'autres pays européens en recevront 100 autres au total.

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