08.09.20
08:44

Un adulte sur dix en Fédération Wallonie-Bruxelles éprouve des difficultés pour lire et écrire

Sylvie Pinchard, directrice de l'asbl Lire et Ecrire, était l'invité de la Matinale pour la Journée Internationale de l’alphabétisation.

"On a davantage besoin de savoir lire et écrire aujourd'hui qu'il y a 50 ans" explique Sylvie Pinchart. Les outils numériques omniprésents dans le quotidien requièrent des compétences de lecture et d'écriture supplémentaires. 

"C'est une convergence de problématiques" constate Sylvie Pinchard. La fracture numérique accentue les difficultés d'accès pour les personnes ayant des difficultés avec la lecture, l'écriture ou les mathématiques.

"Les personnes que nous accompagnons savent très bien se servir d'un smartphone, mais impossible de remplir un formulaire sur cet outil. Les démarches comme celle-là, liées à la culture de l'écrit, écrire un mail par exemple, sont difficiles car elles exigent un accès à un ordinateur et une connexion internet, ce que tout le monde n'a pas car c'est également un problème de pauvreté" explique la directrice de l'asbl Lire et Ecrire.

Cela mène avant tout à une exclusion accrue, que la pandémie lié au covid-19 a encore exacerbée. "La dématérialisation des services impliquant l'accès aux services communaux, de se soigner, ou encore de se déplacer a encore compliqué la situation de ces personnes" estime Syvie Pinchard.

"La transition numérique n'a pas été assez pensée par les acteurs pour inclure ces problématiques" ajoute-t-elle.

L'illettrisme concerne environ un adulte sur dix en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Elise Feron

 

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