21.08
15:20

L'UE autorise le gouvernement belge à verser 290 millions à Brussels Airlines

La Commission européenne a autorisé vendredi une aide du gouvernement belge de 290 millions d'euros pour soutenir la compagnie aérienne Brussels Airlines, filiale du groupe allemand Lufthansa, ébranlée par la pandémie de Covid-19.

La crise du coronavirus a eu un impact majeur sur le transport aérien, conduisant nombre de gouvernements européens à voler au secours de leurs compagnies historiques, comme Paris avec Air France ou Berlin avec Lufthansa. 

En raison des difficultés économiques, la Commission européenne a décidé de se montrer temporairement plus flexible en matière d'aides d'Etat, qu'elle autorise habituellement avec parcimonie afin de ne pas fausser la concurrence en Europe. 

"Grâce à ce paquet de mesures de soutien de 290 millions d'euros, qui prend essentiellement la forme d'un prêt à taux d'intérêt bonifiés, mais qui comprend également une modeste injection de fonds propres, la Belgique fournira au groupe SN, auquel appartient Brussels Airlines, les liquidités dont il a un urgent besoin",

a commenté la vice-présidente de la Commission, Margrethe Vestager, citée dans un communiqué.

 

Un accord conclu fin juillet

Le gouvernement belge, Brussels Airlines et sa maison-mère Lufthansa avaient conclu fin juillet un accord pour sauver la compagnie.

Vendredi, le ministre des Finances Alexander De Croo, artisan de cet accord, s'est félicité du feu vert de la Commission.

"Les fonds devront rester chez Brussels Airlines et ne pourront pas remonter vers le Groupe Lufthansa ou d’autres filiales",

a souligné M. De Croo.

Il a rappelé que le prêt était "assorti d’une série d'engagements contraignants" exigés de Lufthansa. Ainsi, Brussels Airlines continuera à opérer sous ce nom et conservera son siège social à Bruxelles, a-t-il notamment précisé.

Grâce à ce programme, Brussels Airlines peut financer son plan de redressement, s'est félicité son patron Dieter Vranckx.

Au premier semestre, la compagnie belge a essuyé une perte de 182 millions d'euros. Elle s'est engagée dans un plan de restructuration qui prévoit la suppression d'un quart de ses effectifs, soit environ 1.000 postes.

AFP

Partager cet article

Contenu sponsorisé

En lien avec l'article