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"Les Chinois prélèvent les organes des Ouïghours pour les vendre : je l'ai vu de mes propres yeux"

Reyhanlgul Tohti est issue de la minorité ouïghoure de la région de Xianjang (au nord-ouest de la Chine), un peuple majoritairement musulman. En 2017, elle a fui la Chine pour l'Egypte, avant de rejoindre la Belgique.

Aujourd'hui sans nouvelles de sa famille, elle nous livre son témoignage exclusif dans le cadre du Mag Inter diffusé ce mercredi à 18h10 et 21h10 : "Les Ouïghours, génocide en cours?"

Stérilisation forcée, camps de rééducation, enfants arrachés à leur famille, silence des pays musulmans et manque de soutien de la communauté internationale : la situation décrite par Reyhanlgul Tohti fait écho aux rapports de plusieurs associations de défense des droits de l'Homme. Depuis 2016, plus d'un million de Ouïghours sont détenus ou l'ont été dans des camps de rééducation politique, et seraient également soumis à des stérilisations forcées. 

Le Xinjiang fait depuis 2016 l'objet d'une reprise en mains de la part des autorités chinoises, échaudées par des attentats attribués à des séparatistes ou des islamistes ouïghours.,

Pékin dément ce chiffre et explique qu'il s'agit de "centres de formation professionnelle" où les Ouïghours peuvent notamment apprendre le mandarin et s'éloigner de la tentation islamiste. Mais la sinologue Jo Smith Finley, de l'Université de Newcastle (Angleterre), y voit un moyen "de diluer puis d'éradiquer la notion d'une identité ouïghoure séparée".

La France propose une "mission internationale"

Ce mardi, la France a proposé qu’une "mission internationale émanant d’observateurs indépendants", aille rendre compte de la situation de cette minorité musulmane en Chine. Une proposition du ministre des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian, qui fustige "des pratiques injustifiables qui vont à l'encontre des principes universels inscrits dans les grandes conventions internationales des droits de l'Homme ". Jean-Yves Le Drian a déploré "l'internement des Ouïghours dans des camps, des détentions massives, du travail forcé, des stérilisations forcées, la destruction du patrimoine culturel des Ouïghours […], la surveillance généralisée de la population, un système répressif global dans toute la région".

 

Une interview de Jim Nejman

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