26.07.20
11:21

L'échevin ixellois Bea Diallo part jouer le rôle de médiateur en Guinée

Face à la montée des violences en Guinée, Bea Diallo propose une médiation entre les différentes parties pour sauver des vies et tenter d'organiser des élections libres et non truquées.

Après trois mois de trêve pour cause de Covid-19, la rue a repris du service en Guinée cette semaine. Dans sa capitale Conakry, les opposants au président Alpha Condé ont, sur initiative du Front national de défense de la constitution, battu le macadam pour s’opposer à toute confiscation du pouvoir.

Les forces de l’ordre ont encore fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants, dont certains ont été blessés par balles. Une telle reprise des manifestations en Guinée fait craindre que le pays ne renoue avec les violences qu’on a connues par le passé, d’autant qu’on a le sentiment que les deux camps sont déterminés à aller jusqu’au bout.

Bea Diallo, échevin PS à Ixelles, est prêt à endosser la fonction de médiateur pour résoudre la crise politique en Guinée, son pays d’origine.

"Le référendum a eu lieu et le parlement est en place. Maintenant, mon objectif c'est de mettre tout le monde à table pour aborder la présidentielle. On veut avant tout de la transparence. Il faut que le fichier électoral puise permettre à chacun d'avoir sa chance d'aller aux élections et de pouvoir gagner" a-t-il déclaré. Il a ensuite appelé la Commission européenne et l'Union africaine à agir afin d'accompagner cette transition. 

Il faut des outils pour pouvoir assainir le débat par rapport au troisième mandat ou pas de Alpha Condé.

Si Alpha Condé contrôle le système et le fichier électoral, quelque soit la personne désignée par son parti, il gagnera les élections.

Il termine sur un message plutôt positif et assure le bien-fondé de sa mission : "Il y a beaucoup d'ethnies en Guinée et cela crée des clivages. Moi j'ai toujours voulu porter un message rassembleur 'Vous êtes des guinéens avant d'être des ethnies'' a-t-il affirmé. Il espère mettre en place une dynamique pacifique pour montrer aux jeunes générations qu'il est possible de reprendre le pouvoir sans violence. Sur ce point, il cite comme exemple les militants pour la paix Gandhi et Martin Luther King. 

 

Bea Diallo, président de la Fondation Fight For Africa, était l'invité de la Matinale LN24 ce 26/07/2020. 

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