02.07
09:40

Coalition Arizona : "Je l’appellerais plutôt Grand Canyon en hommage aux scores extrêmement bas des partis qui la composent"

François De Smet, Président de Défi, était l'invité de Martin Buxant dans la Matinale LN24.

Le président de Défi a abordé la proposition de loi sur l'IVG qui revient en séance plénière cet après-midi.

"Soit ça sera une véritable avancée pour le droit des femmes, soit on verra la victoire d’une certaine forme de particratie sur la démocratie parlementaire si certains partis s’allient pour encore reporter ce vote.”

Il n'a toutefois pas de doute que les libéraux voteront pour le texte aujourd'hui.

François De Smet est très inquiet de la tournure des négociations fédérales. 

" J'ai l'impression qu'on s'échine à essayer toutes les formules qui ne peuvent pas marcher. D'abord sur la démarche, on a trois partis qui sont les vestiges de l'ancien gouvernement. Ils n'ont pas d'autre légitimité que celle-là et ont largement perdu les élections. Ils ont confisqué la balle depuis deux, trois semaines et ils ont le culot de nous dire : nous incarnons la stabilité et nous allons composer la coalition sur base de nos trois partis. Déjà, on pourrait se demander pourquoi par exemple le CD&V doit absolument être dedans."

La coalition Arizona qui ressort pour l'instant des discutions lui paraît bancale, pas à cause du nombre de sièges mais à cause de sa composition. 

"Il n'y a que des perdants des élections dans les familles envisagées. il ne manque que le PS mais peut-être qu'il arrivera. Ça me pose un problème démocratique parce qu'il manque un gagnant démocratique des élections. Je trouve assez préoccupant qu'à côté du Vlaams Belang et du PTB, avec qui personne ne veut gouverner, la seule famille, qui a objectivement gagné les élections, soit a priori exclue."

Le deuxième problème majeur qui le préoccupe dans cette coalition "Grand Canyon en hommage aux scores extrêmement bas des partis qui la composent", est la NV-A. 

"On continue à faire des coalitions où la NV-A serait prédominante et où les francophones seraient encore plus minoritaires que dans le gouvernement Michel. Alors que la NV-A flirte de plus en plus avec l'extrême droite." 

Il est également revenu sur l'éventualité d'une commission d'enquête parlementaire sur la gestion de la crise sanitaire. 

"Le péché originel de la crise était notre impréparation."

 

Retrouvez l'intégralité de son intervention dans la vidéo ci-dessus

Partager cet article

Contenu sponsorisé

En lien avec l'article