13.06.20
15:10

Selon le président polonais, "l'idéologie LGBT" c'est du "néo-bolchévisme"

"On essaie de nous faire croire qu'il s'agit de gens alors que c'est simplement une idéologie", a-t-il insisté. La cause LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transgenres) avait déjà constitué le sujet brûlant et un thème majeur de la campagne législative en octobre.

Le président polonais sortant Andrzej Duda a attaqué samedi l"idéologie LGBT" qu'il a considéré comme du "néo-bolchévisme", lors d'un meeting électoral à l'approche du scrutin présidentiel du 28 juin où il brigue un second mandat.

Issu du parti conservateur nationaliste Droit et Justice (PiS) au pouvoir en Pologne et promu par lui, M. Duda, favori du scrutin, a ressorti ce thème qui peut lui apporter le soutien de la puissante Eglise catholique et de la partie traditionnelle de la société polonaise.

"Pendant toute l'époque communiste on imposait aux enfants l'idéologie communiste. C'était du bolchévisme. Aujourd'hui on tente de leur inculquer une nouvelle idéologie, c'est une sorte de néo-bolchévisme", a-t-il déclaré lors d'un rassemblement à Brzeg, dans le sud-ouest du pays, retransmis par des télévisions. 

"On essaie de nous faire croire qu'il s'agit de gens alors que c'est simplement une idéologie", a-t-il insisté.

La veille, un député du PiS s'est fait interdire du studio de la chaîne libérale polonaise TVN24 pour avoir prôné la même opinion.

M. Duda a signé mercredi une "Charte pour la famille", s'engageant à soutenir la famille polonaise traditionnelle mais aussi à "protéger les enfants contre l'idéologie LGBT" et empêcher sa propagation "dans les institutions publiques". 

La cause LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transgenres) avait déjà constitué le sujet brûlant et un thème majeur de la campagne législative en octobre, remportée par le PiS, dans un contexte d'homophobie dans ce pays catholique.

Nombre d'entités territoriales polonaises, souvent liées au PiS, ont déjà adopté des résolutions pour se déclarer "zones libres de l'idéologie LGBT".

Selon les sondages récents, le président Duda peut compter sur un soutien d'environ 40% des électeurs mais la distance qui le sépare de son concurrent principal, le maire centriste de Varsovie, Rafal Trzaskowski, semble diminuer.

Ayant rejoint la course après l'échec de l'organisation de la présidentielle dans les délais constitutionnels, le 10 mai, M. Trzaskowski a réuni en cinq jours près de deux millions de signatures de soutien. Il est crédité de plus de 25% des intentions de vote.

Si au premier tour, aucun de l'ensemble des 11 candidats officiels n'obtient plus de 50% des voix, le deuxième tour entre les deux candidats restant en lice se tiendra le 12 juillet. Dans ce cas, les chances de victoire pourraient être égales entre MM Duda et Trzaskowski, selon les sondages.

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