04.06
12:41

Une bombe monumentale

Ce jeudi matin dans la chronique culture, Matthieu Morvan a réuni quelques références sur la question du racisme en bande dessinée et nous parle de la "bombe".

Il existe de nombreuses BD traitant de près ou de loin de la question raciale en général.

Deux exemples choisis :

La ségrégation s’est propagée dans l’armée américaine pendant la seconde guerre mondiale, il en est largement question dans l’album "5 branches de coton noir" de Steve Cuzor et Yves Sentes, sorti chez Aire Libre. On y suit les pérégrinations du soldat Lincoln, chargé d’une mission particulière : récupérer le tout premier drapeau américain brodé, lequel comporterait une étoile noire dissimulée en hommage à la population afro-américaine réduite à l'esclavage au 17e et 18e siècle.

 Et puis "Kongo" de Perisson et Tirabosco, adaptation de "Voyage au cœur des ténèbres" de Jospeh Konrad, grand classique de la littérature anglaise. Engagé auprès d’une société implantée au Congo Belge, ce capitaine rêvant de se couvrir de gloire va vite déchanter en se rendant compte de la mission soit disant civilisatrice des occidentaux sur place…

 

La Bombe

Une œuvre monumentale en bande dessinée traite d’une autre tragédie dans laquelle les USA ont été impliqués, à savoir la création et l’utilisation de la bombe atomique.

"La bombe", c’est tout simplement le nom choisi par le trio d’auteurs Didier Alcante, Jean-Frédéric Bollée et Denis Rodier pour traiter en bande dessinée de l’histoire de la bombe atomique. L’album est sorti aux éditions Glénat.

Les prémices de la création de la bombe atomique ne datent pas d’hier. Notre histoire démarre en 1933 à Berlin où l’arrivée des nazis au pouvoir pousse le professeur et Dr Léo Szilard a quitter le pays. Direction la Grande Bretagne puis les USA. Face à la seconde guerre mondiale imminente, chaque nation essaye de prendre les devants et l’uranium devient bien vite l’enjeu de toutes les convoitises.

 

5 ans de travail, 441 planches réalisées, c’est une BD dont les chiffres donnent le tournis. Une épopée en cases et en phylactères. Démarrée en 2015, elle a donc été achevée à temps pour la commémoration cette année des 75 ans du bombardement d’Hiroshima.

Dessin et scénario témoignent du même souci d’authenticité, de respect de la vérité historique, c’est parfois même poussé au paroxysme tant les anecdotes sont fouillées. Ce qui, au passage, confirme le travail d’investigation et de reconstitution effectué par les auteurs. L'un d'entre eux répond à nos questions.

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