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06:45

Le travail du Forem critiqué par un rapport de la Cour des Comptes

Un rapport de la Cour des Comptes met en lumière de nombreux problèmes au sein du Forem dans l'accompagnement des demandeurs d'emploi et l'adaptation au marché de l'emploi. 

Le rapport de la Cour des Comptes montre des résultats peu encourageants au niveau de l'accompagnement des demandeurs d'emplois et de l'analyse du marché de l'emploi wallon. Ce dernier est toutefois particulièrement complexe, rendant difficile le travail de l'office de l'emploi. 

    Des métiers en pénurie mal évalués

    Le rapport est critique de la gestion du Forem concernant les métiers en pénurie: les résultats de l'audit de la cour des Comptes établissent que le Forem manque d'efficacité dans l'identification de ces métiers. 

    De plus, le focus mis sur ces professions est disproportionné par rapport au volumes d'emplois qu'ils représentent. Enfin, les formations destinées à pallier peu à peu les pénuries obtiennent des résultats mitigés en termes d'insertion, par rapport à d'autres métiers. 

    Un autre élément entre en ligne de compte, contre lequel le Forem est cette fois impuissant: le manque d'attractivité de certains métiers. 

    Accompagnement trop peu qualitatif

    Cela apparaît au niveau de l'analyse de la situation du demandeur d'emploi par rapport au marché. Le rapport constate un décalage entre les besoins des chercheurs d'emplois et les plans d'action mis en place par la suite. 

    Les dossiers électroniques des inscrits sont également épinglés: ils sont trop souvent incomplets. Ce problème en renforce un autre qui est le manque de consultation des différents intervenants dans le parcours des demandeurs d'emploi. Le résultat en est un manque de cohérence dans l'organisation du parcours d'insertion des inscrits au Forem. 

    Des circonstances atténuantes? 

    La situation du marché wallon de l'emploi est loin de faciliter le travail du Forem. Le premier constat sans appel est le nombre d'emploi disponible inférieur au nombre de demandeurs d'emploi. C'est une réalité mathématique que le Forem ne peut pas changer. De plus, le profil des demandeurs d'emploi complique leur (ré)insertion: 

    • Près de 40% des demandeurs d'emploi sont restés inoccupés pendant plus de deux ans, ou ont enchaîné durant cette période des contrats d'intérim inférieurs à 3 mois. Les demandeurs d'emploi inoccupés de longue durée retrouvent plus difficilement du travail, leur niveau d'employabilité diminue;
    • 46% des demandeurs d'emplois n'ont pas obtenu leur diplôme d'enseignement secondaire - ce chiffre inclut de nombreux jeunes. Or ce diplôme fait une grande différence: le taux de jeunes obtenant un emploi dans les 6 mois après leur inscription est 27% plus élevé pour ceux disposant disposant d'un diplôme. 

    E. Feron 

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