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15:46

Trafic d'êtres humains: 16 perquisitions et 13 arrestations en Belgique

Ce mardi 26 mai 2020, diverses perquisitions ont eu lieu simultanément en Belgique et en France, afin d’interpeller les responsables présumés d’un important trafic d’êtres humains.

L’action visait différents suspects ayant chacun un rôle spécifique au sein de cette organisation criminelle. Dans notre pays 16 perquisitions ont eu lieu dans les communes d’Anderlecht (5), Schaerbeek (3), Molenbeek-Saint-Jean (3), Leeuw-Saint-Pierre, Ganshoren, Bruxelles, Uccle et Etterbeek.

13 personnes, de nationalité vietnamienne (11) et marocaine (2) ont été privées de liberté avant leur présentation devant un juge d’instruction de Flandre Occidentale.

Jusqu’à présent, cinq personnes ont été inculpées de trafic d’êtres humains avec circonstances aggravantes, appartenance à une organisation criminelle et faux et usages de faux. Toutes ont été placées sous mandat d’arrêt.

Au total, la police a procédé à 26 arrestations en France et en Belgique.

 

Plusieurs dizaines de personnes transportées

La filière mise en place par les trafiquants est soupçonnée d’avoir vraisemblablement transporté jusqu’à plusieurs dizaines de personnes chaque jour depuis plusieurs mois.

L’organisation se concentrait sur le transport de réfugiés venant d’Asie, du Vietnam en particulier. Cette organisation est notamment suspectée, dans un dossier traité principalement par la Grande-Bretagne, d’avoir rendu possible un transport dans un camion réfrigéré, découvert la nuit du 22 au 23 octobre 2019, par la police britannique dans une zone industrielle à Grays (Essex, Royaume-Uni).

 

39 victimes retrouvées à l'arrière du camion

A l’arrière de ce camion se trouvaient les corps de 39 victimes du trafic d’êtres humains, dont trois mineurs. L’enquête avait rapidement établi l’itinéraire suivi par les victimes avant d’embarquer dans le camion. Certaines d’entre elles avaient séjourné en Belgique avant leur départ. Le conteneur provenait du port belge de Zeebruges.

Dans notre pays, en raison de la dimension internationale des faits, le parquet fédéral a pris le dossier en charge. Dans le courant du mois de novembre 2019, une JIT (Joint Investigation Team, équipe commune d’enquête, créée entre les autorités judiciaires et policières d’au moins deux pays différents, dans le cadre d’un dossier précis) a été mise en place.

 

Plusieurs pays concernés par l'affaire

Elle comprend la Belgique, l’Irlande, la France, la Grande-Bretagne, Europol et Eurojust. Ces entités joignent leurs efforts dans le but de poursuivre l’ensemble des personnes suspectées dans ce dossier.

L’action de ce 26 mai est le fruit d’une enquête conjointe entre les services de justice et de police des différents pays concernés par ce dossier.

La coordination s’est faite au sein d’Eurojust, avec l’appui d’Europol. En Belgique, la police judiciaire fédérale de Flandre occidentale a mené l’enquête. Celle-ci a demandé d’importants efforts tant en personnel qu’en heures de travail.

Ces arrestations constituent un signal fort à destination des groupes de trafiquants d’êtres humains. Les peines encourues pour ces faits vont de 1 an Page 4 à 15 ans d’emprisonnement et une amende de 1.000€ à 150.000€ par victime identifiée.

 

LN24

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