04.05
15:59

Boza! Du Cameroun à l'Europe

Dans cette chronique culture et littéraire, Marion Jaumotte nous emmène du Cameroun à l’Europe avec le livre "Boza!"

"Boza!", co-écrit par Ulrich Cabrel et Etienne Longueville, est sorti début février aux éditions Philippe Rey. Un roman poignant qui raconte le périple difficile d’un jeune migrant de 15 ans qui a quitté les bidonvilles du Cameroun pour un avenir meilleur en France. Ce livre est co-écrit avec son ami et hébergeur Etienne Longueville. Quand il a entendu toutes les aventures qu'Ulrich Cabrel a traversées pour arriver en Bretagne, il a été touché et a voulu que son histoire puisse être connue du plus grand nombre.

En près de 384 pages, on découvre comment Petit Wat, c’est son surnom, est parti d’un des pires bidonvilles du Cameroun pour rejoindre l’Europe, l’eldorado, et finalement se retrouver sur les bancs d’un lycée de Saint-Brieuc en Bretagne.

BOZA!, c’est le cri que tous les réfugiés crient quand ils arrivent enfin à passer la frontière, les derniers barbelés et qu’ils posent enfin le premier pied sur le sol européen.

Ecoutez Ulrich Cabrel décrire son Boza :

Malgré la dureté des propos, c’est écrit avec beaucoup d’humour. Ulrich Cabrel s’adresse directement à nous dans sa manière d’écrire. Parfois il écrit “Quoi, tu me juges parce que j’ai pleuré devant le policier qui me pointait avec son arme? J’aurais bien aimé te voir à ma place!” Ce roman nous fait passer par toutes les émotions : on rit, on sourit, on est révolté, dégouté, on est terrorisé…

A sa sortie en février, le livre a beaucoup fait parler de lui, Ulrich Cabrel et Etienne Longueville ont été reçus dans beaucoup d’émissions télé en France. Aujourd’hui, Ulrich est en terminale, il prépare son bac mais n’a toujours pas obtenu son titre de résidence et sans ça, il risque un retour à la case départ à tous les instants.

 

Les librairies publiques devraient bientôt rouvrir leurs portes...

Les bibliothèques publiques, dont la plupart ont fermé leurs portes à la suite des mesures de confinement face à la pandémie de Covid-19, devraient rouvrir le 11 mai prochain. C’est ce qui leur a été annoncé dans une circulaire par la ministre de la culture.

Pour pouvoir emprunter des livres, il va y avoir plusieurs phases à respecter. Tout d’abord, pour réserver, ça va se faire par téléphone ou par mail. Ensuite, les mêmes règles de précaution y seront appliquées, à savoir la distanciation physique de 1,5 mètre, un usager par 10 m2, etc. 

Une fois récupérés, par précaution, les livres restitués seront gardés au minimum trois jours en quarantaine pour éviter toute contamination.

L'accès aux éventuelles salles de lecture des bibliothèques et les services de bibliobus sont suspendus jusqu'au premier septembre.

 

Un concours d’écriture

Après les bibliothèques, un concours d’écriture qui met à l’honneur les libraires. Peut-être faites-vous partie des gens qui attendent avec impatience la réouverture des librairies pour aller saluer votre libraire et faire le plein de nouveaux ouvrages. 

Avec le confinement, on se rend compte à quel point nous sommes attachées à nos librairies. Que ferions-nous sans les conseils de notre libraire préférée ?

Pour mettre les libraires à l’honneur, la Revue Nouvelle a décidé de lancer un concours d’écriture sur le thème du confinement ET des librairies. En gros, ils vous proposent d’écrire une nouvelle dont l’intrigue se déroule dans une librairie. Celle dans laquelle vous avez l’habitude d’aller, celle de votre enfance ou celle de vos rêves.

Pour participer, c’est facile! Sachez que tous les genres sont admis : microrécits, nouvelles, poèmes, théâtre, synopsis, épistolaire…le tout doit faire 13.000 signes maximum, espaces compris et vous avez jusqu’au 1er juin pour envoyer votre texte.

Vous retrouverez tous les détails pratiques concernant ce concours sur le site de la Revue Nouvelle.

 

Un bon d’achat pour soutenir les libraires du pays

Encore une information qui concerne nos libraires adorés qui nous manquent tant. Si certains ont organisé des services de commande et livraison, ça n’a malheureusement pas été la chance de tous.

Pour faire face au confinement et en attendant qu’ils puissent rouvrir leur portes au plus vite, le syndicat des librairies indépendantes de belgique francophone a mis au point un bon d’achat qui s’appelle “Lire c’est Vivre

L’idée est très simple et déjà utilisée dans de nombreux commerces indépendants : vous choisissez votre librairie indépendante, vous lui commandez par e-mail un bon d’achat “Lire, c’est vivre” du montant de votre choix, vous payez dès réception de la facture et vous atttendez que la librairie puisse rouvrir pour faire votre choix et récupérer votre livre. C’est comme un cadeau que l’on se fait à soi-même et cela permet au libraire de maintenir son activité.

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