02.03
11:45

Syrie: Erdogan dit espérer parvenir avec Poutine à un cessez-le-feu à Idleb

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré lundi qu'il espérait obtenir un nouveau cessez-le-feu en Syrie, accentuant la pression sur l'Europe qu'il a sommée de prendre "sa part du fardeau" dans l'accueil de migrants.

Le chef de l'Etat turc se rendra jeudi à Moscou pour des discussions avec le président russe Vladimir Poutine sur la Syrie, au moment où la situation est explosive dans la province d'Idleb (nord-ouest).

Après des semaines d'escalade dans cette région, la Turquie a annoncé dimanche qu'elle avait lancé une offensive d'envergure contre le régime de Bachar al-Assad, soutenu par Moscou, abattant deux de ses avions et infligeant de lourdes pertes à ses troupes.

"Je vais aller à Moscou jeudi et discuter des développements (en Syrie) avec M. Poutine. J'espère que là-bas, il prendra les mesures nécessaires comme un cessez-le-feu et que nous trouverons une solution à cette affaire", a affirmé M. Erdogan lors d'un discours à Ankara.

Afin d'obtenir davantage de soutien des Occidentaux sur le dossier syrien, la Turquie a annoncé la semaine dernière l'ouverture de ses frontières avec l'Europe pour laisser les migrants qui se trouvent sur son territoire.

Alors que cette mesure préoccupe l'Europe, qui redoute une nouvelle crise migratoire similaire à celle de 2015, M. Erdogan a affirmé lundi que les frontières resteraient ouvertes.

"Après que nous avons ouvert les portes, les coups de téléphone se sont multipliés. Ils nous disent de fermer les portes. Je leur ai dit: C'est fait, c'est fini. Les portes sont désormais ouvertes. Maintenant, vous allez prendre votre part du fardeau", a-t-il dit.

Il a indiqué que des responsables européens lui avaient proposé de se réunir avec lui pour un sommet "à quatre ou cinq" pays.

Le chef de l'Etat turc doit recevoir lundi soir le Premier ministre bulgare Boïko Borissov, dont le pays est frontalier de la Turquie. Il a aussi déclaré qu'il aurait un entretien téléphonique avec la chancelière allemande Angela Merkel.

La Turquie accueille sur son sol plus de quatre millions de réfugiés et migrants, en majorité des Syriens, et affirme qu'elle ne pourra pas faire face seule à un nouvel afflux, alors que près d'un million de personnes fuyant les violences à Idleb sont massées à sa frontière.

 

Source AFP

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