24.01
16:46

Jusqu'à 15 ans de prison requis dans une vaste affaire de pédopornographie

Des peines de 10 à 15 ans de prison ont été requises vendredi devant le tribunal correctionnel de Termonde à l'encontre de cinq hommes soupçonnés d'avoir abusé d'enfants et stocké puis partagé en ligne une grande quantité de photos et vidéos pédopornographiques.

Il s'agit de trois Belges, un Britannique et un Néerlandais, âgés de 28 à 40 ans, jugés devant le tribunal correctionnel de Termonde pour des faits commis entre 2014 et 2017.

Utilisant des réseaux cryptés, "ces hommes diffusaient et s'échangeaient entre eux depuis des années du matériel pédopornographique", a déclaré le représentant du parquet.

"Dimitry D. collectait les images, les archivait et les diffusait. Mais tous ont incité d'autres à produire et envoyer de telles images", a-t-il ajouté.

A ce stade 38 enfants victimes ont été identifiés, mais l'association Child Focus, qui s'est portée partie civile, estime qu'il y en a "des milliers" d'autres, pas encore localisés, en Europe et aux Etats-Unis.

Heidi De Pauw, directrice générale de Child Focus, a évoqué "un procès exceptionnel", sans précédent depuis la création de l'association en 1998, dans le sillage de l'affaire Marc Dutroux.

Child Focus a été créée à l’initiative du père d'une victime de ce pédophile qui reste aujourd'hui le criminel le plus haï de Belgique, condamné en 2004 à la prison à perpétuité.

Selon Mme De Pauw, le réseau pédophile jugé à Termonde était "surtout intéressé par des très jeunes enfants, des garçons".

" Les suspects faisaient également des images d'abus sexuels de filles, le but étant de les échanger contre des images avec des petits garçons."

L'enquête avait démarré en 2015 quand un policier avait remarqué l'attitude suspecte d'un Belge trentenaire prenant des photos d'enfants en maillot de bain sur la plage de Blankenberge.

Après cette première arrestation, les enquêteurs étaient remontés jusqu’aux autres suspects, découvrant "un réseau structuré, organisé".

Au domicile de l'un d'eux la police avait découvert jusqu'à 12 millions de fichiers à caractère pédopornographique.

A l'issue des plaidoiries de la défense, le tribunal devait mettre son jugement en délibéré. Le verdict n'est pas attendu avant mars.

Les accusés, qui doivent également répondre de trafic d'êtres humains, risquent jusqu'à vingt ans de prison.

Partager cet article

Contenu sponsorisé

En lien avec l'article