07.01
06:57

L'armée américaine annonce "par erreur", son retrait d'Irak

Les Etats-Unis, dans une lettre transmise par erreur, ont annoncé lundi préparer leur retrait d'Irak avant de le démentir. Un cafouillage qui s'est ajouté à une situation surtendue depuis l'élimination à Bagdad du général iranien Qassem Soleimani, pleuré par des millions de personnes à Téhéran.

Après l'immense hommage dans la capitale iranienne, le cercueil du général a été transféré vers la ville sainte chiite de Qom pour une cérémonie et doit être mis en terre mardi à Kerman, sa ville natale, dans le sud-est de l'Iran, où une foule massive s'est rassemblée.

Ecrite au nom du général William H. Seely, commandant des forces américaines en Irak, une lettre dont une copie a été consultée par l'AFP a annoncé aux responsables militaires irakiens que Washington était en train de "repositionner" ses troupes dans le pays en vue d'un retrait.

Il s'agissait en fait d'un "projet (de lettre) non signé", a déclaré le chef d'état-major américain, le général Mark Milley. "Il n'aurait jamais dû être envoyé", a-t-il ajouté, évoquant "une erreur commise en toute bonne foi".

La lettre faisait référence "Nous respectons votre décision souveraine qui ordonne notre départ"-- à un vote dimanche du Parlement irakien exhortant le gouvernement à expulser les troupes étrangères d'Irak en réaction à la mort vendredi dans une frappe américaine à Bagdad du général Soleimani, architecte de la stratégie de l'Iran au Moyen-Orient.

Selon le secrétaire américain à la Défense Mark Esper, les Etats-Unis redéploient leurs troupes en Irak mais ne quittent pas le pays. "Aucune décision n'a été prise de quitter l'Irak. Point", a déclaré à la presse le chef du Pentagone.

M. Esper, comme la veille le secrétaire d'Etat Mike Pompeo, s'est par ailleurs démarqué des menaces du président Donald Trump de frapper entre autres des sites culturels iraniens en cas d'attaque anti-américaine de l'Iran.

"Nous respecterons les lois sur les conflits armés", qui prohibent de frapper des sites culturels, a dit M. Esper en réponse à une question.

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