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07:25

Quel avenir pour la réforme de la loi sur l'avortement ?

Il se pourrait que le vote en commission parlementaire ne puisse pas avoir lieu cette semaine et soit reporté à janvier 2020. Un report qui diminuerait les chances pour la réforme d’être adoptée. En effet, le CD&V pourrait en faire un enjeu du futur gouvernement.

Si la loi sur l’avortement est « un élément fondamental pour le CD&V, je suis prêt à ce qu’on en discute dans le gouvernement et pas au Parlement », a déclaré l’ex-informateur Paul Magnette. Il laisse ainsi entendre qu'une demande a déjà été formulée par le CD&V. On peut aussi comprendre en sous-texte que si le CD&V veut bloquer la réforme, il n’a qu’à accepter de former un gouvernement de type arc-en-ciel sans la N-VA.

Fin novembre, la Commission de la Justice de la Chambre a approuvé, les articles de la proposition de loi qui dépénalise complètement l’avortement. La réforme prévoit la réduction du délai de réflexion imposé aux femmes qui souhaitent avorter de 6 jours à 2 jours et sur l’allongement du délai légal pour pratiquer un avortement, qui passe de 12 à 18 semaines après la conception.

Adopté par une majorité PS, SP.A, Défi, MR, Open VLD, Écolo, Groen et PTB. Le CD&V a lui voté contre et a obtenu une deuxième lecture du texte en commission et un second vote.

Actuellement, le débat sur la Dépénalisation de l’IVG n’est pas encore à l'agenda des réunions de commission de mardi et mercredi. Mais, même si le vote en commission a lieu cette semaine, le vote lui ne n'aura lieu qu’en janvier. Les opposants de la réforme demanderont alors surement le renvoi du texte devant le Conseil d’État, ce qui retarderait encore son adoption. 

D’ici-là, la formation d’un gouvernement avec les chrétiens-démocrates flamands sera probablement en cours et le CD&V fera probablement de la dépénalisation de l’IVG une question gouvernementale. La réforme serait alors bloquée au Parlement et le dossier mis au frigo pendant la législature.

Pétition

Les médecins flamands et francophones ont lancé, avec la Fédération laïque de centres de planning familial, une pétition pour réclamer l’adoption du délai de 18 semaines pour avorter : « IVG : respectons le choix des femmes et leur droit à la santé ! » La pétition a déjà été signée par plus de 1.500 personnes.

« Jamais il n’a été question d’être pour ou contre l’avortement. Juste de laisser le choix à la femme de décider de manière libre et éclairée ce qu’elle juge le mieux pour elle. Notre travail : les accompagner au mieux dans ce choix. Sans jugement. Sans chercher à justifier. Sans y trouver de bonnes ou de mauvaises raisons, quel que soit le choix posé en définitive. Notre rôle n’est pas d’encourager à avorter. », peut-on lire dans la pétition. 

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