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Test PISA : les résultats des Belges francophones en baisse en lecture

L’OCDE a publié ce mardi 3 décembre les résultats de sa dernière enquête Pisa.

79 pays ou systèmes éducatifs ont pris part à ce septième cycle du "Programme international pour le suivi des acquis des élèves" (Pisa), dont la Fédération Wallonie-Bruxelles. Comme tous les trois ans, les élèves de 15 ans ont passé deux heures de test dans trois matières  : la lecture, les mathématiques et les sciences.

Du côté francophone, les compétences des élèves en matière de lecture sont de nouveau en recul par rapport aux résultats de 2017. Avec un score de 481, la Fédération Wallonie-Bruxelles est légèrement en-dessous de la moyenne de l'OCDE, soit 487. Seuls les Luxembourgeois et les Italiens font pire que les Belges francophones. 

Ces résultats ne sont cependant pas une surprise puisque la tendance à la baisse était déjà amorcée en 2015, alors qu'ils étaient en hausse entre 2009 et 2012. Ce score rencontrait à ce moment-là la moyenne générale observée dans les pays de l'OCDE. 

Une piste de réflexion se dégage pour comprendre ces mauvais résultats. Les pratiques de lecture traditionnelles sont, en effet, moins fréquentes qu’il y a dix ans et l’intérêt pour la lecture est en diminution. Précisons que cette tendance touche à la fois les filles et les garçons. Une tendance observée, cette fois, dans la majorité des pays de l'OCDE. 

Cette observation correspond surtout à un changement de pratiques. Les jeunes se tournent de plus en plus vers les supports numériques ou les magazines pour s'informer, plutôt que vers les journaux en version papier. 

Au rayon des bonnes nouvelles, les adolescents belges francophones s'améliorent en mathématiques. Les résultats (495) sont en légère augmentation et désormais supérieurs à ceux de la moyenne des pays de l’OCDE (489). Les résultats en sciences (485), eux, sont stables par rapport à ceux des cycles antérieurs et proches de la moyenne des pays de l'OCDE (489).

D'année en année, les disparités entre les écoles diminuent. En lecture, par exemple, en 2009, la part de variance entre écoles était de 56 %. En 2018, elle n'était plus que de 35 %. Cela signifie que les résultats des élèves changent moins qu’auparavant d’une école à l’autre.

En Flandre, comme à chaque enquête, les résultats des élèves flamands sont meilleurs que ceux des francophones.

Si ces résultats ne sont pas une surprise, le Pacte d'excellence est censé les améliorer, selon une analyse de l'Université de Liège. Le Pacte doit permettre de réduire les inégalités scolaires en améliorant les résultats des élèves et leur maîtrise des apprentissages de base. 

Les premiers effets de ce Pacte ne devraient se faire ressentir qu'à partir de la rentrée 2020

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