27.11
09:41

La commission von der Leyen a été approuvée par le Parlement Européen

Les eurodéputés ont voté aujourd'hui en faveur l'investiture de la nouvelle Commission européenne présidée par l'Allemande Ursula von der Leyen.

La première Commission européenne présidée par une femme, l'Allemande Ursula von der Leyen a obtenu le feu vert des eurodéputés mercredi, au terme d'un parcours chahuté.

Entre des candidats commissaires retoqués – trois, un chiffre sans précédent –, un Brexit toujours en attente et des intitulés de portefeuille polémiques, l'accouchement de l'équipe de l'ancienne ministre de la Défense d'Angela Merkel aura été laborieux.
Son entrée en fonction, qui aura lieu le 1er décembre, a dû être retardée d'un mois à cause du rejet de trois candidats, dont la Française Sylvie Goulard.

La nouvelle Commission doit obtenir la majorité simple des présents lors du vote prévu aux alentours de 12H00 (11H00 GMT) après un discours de la présidente élue suivi d'un débat.

Ce résultat est une indication précieuse du soutien dont elle pourra disposer durant les cinq années de son mandat. Le Parlement lui avait accordé une majorité très courte de neuf voix en juillet.

«Nous serons unis dans notre soutien à la Commission», a promis mardi l'Allemand Manfred Weber, chef des 182 élus du groupe du Parti Populaire Européen. Sa candidature pour la fonction a été rejetée par Emmanuel Macron, principal soutien de la nomination de Mme von der Leyen.

Les 154 élus sociaux-démocrates et les 108 libéraux de Renew devraient aussi voter «à une très grande majorité» en faveur de l'investiture.

«On aura la Commission européenne la plus progressiste de ces derniers temps, la plus paritaire et elle aura parmi ses priorités des politiques qui, pour notre groupe, s'avèrent essentielles», a argumenté la socialiste espagnole Iratxe Garcia Perez.

Certains points divisent cependant

Au rayon des sujets qui fâchent figure la désignation comme commissaire à l'Élargissement d'un Hongrois, vu par ses détracteurs comme un soutien aux positions anti-UE du gouvernement de Viktor Orban.

La nomination du Français Thierry Breton, ancien PDG d'Atos, une société spécialisée dans les services numériques, pour l'important portefeuille du marché unique et du numérique déplaît également à certains. Pour la socialiste Sylvie Guillaume, le Français a eu des réponses «insuffisantes» lors de son audition «sur les lobbies alors qu'il a fait du lobbying sur à peu près tous les sujets de son portefeuille».

L'extrême gauche (GUE) dénonce pour sa part les «recettes libérales similaires» à la Commission précédente et votera contre, tout comme l'extrême droite.

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