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12:07

« Dans 32 féminicides, c'est Noël »

49 000 personnes manifestaient cet après-midi à Paris contre les violences faites aux femmes, en réponse à l'appel du collectif #NousToutes.

La manifestation était menée par des proches de victimes de féminicide en France. C'est la deuxième fois que le collectif appelait à la manifestation. À la même époque en 2018, plusieurs dizaines de milliers de personnes avaient manifesté à travers la France. Les actions se sont multipliées ces derniers jours en prévision de la Journée Internationale des violences faites aux femmes qui a lieu le lundi 25 novembre. En France, des manifestations ont eu lieu dans plus de 35 villes. 

Une grande banderole s'élevait contre une « justice complice », tandis qu'une multitude de pancartes proclamaient: « Ras le viol », « Féminicides, pas une de plus », « Brisons le silence, pas les femmes », « Qui ne dit mot ne consent pas » ou encore « Aux femmes assassinées la patrie indifférente ».

Près de 70 organisations et de nombreuses personnalités se sont jointes au défilé parisien. Parmi elles, les comédiennes Muriel Robin, Alexandra Lamy, Julie Gayet, Sandrine Bonnaire et Eva Darlan, l'ancienne ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, ou encore Vincent Trintignant - le frère de Marie, tuée par Bertrand Cantat en 2003.

Depuis le début de l'année 2019, au moins 116 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, selon un décompte et une étude au cas par cas menés par l'AFP. Le collectif féministe « Féminicides par compagnons ou ex » a lui dénombré 137 femmes tuées dans un cadre conjugal depuis le 1er janvier.

Les enjeux liés aux violences faites aux femmes ont gagné en visibilité au cours des dernières années, avec une prise de conscience toujours plus marqué de la société - les médias français, entre autres, ont publié de plus en plus de dossiers sur le sujet. Depuis le début de l'année en France, plus d'une centaine de femmes ont été tuées par leur conjoint, un voisin, une connaissance. L'attention croissante à cette problématique a mis en lumière les nombreuses lacunes en termes de soutien financier, de sensibilisation ou de prise en charge qui caractérisent les institutions et organisations chargées de gérer ces problèmes.

« On pense que ça va être une marche historique », a déclaré samedi l'une des organisatrices, Caroline De Haas, convaincue que « le niveau de conscience (...) sur la question des violences est en train de bouger de manière assez radicale ».

Une marche prévue à Bruxelles

En Belgique, une marche est prévue le dimanche 24 novembre à Bruxelles. En 2018, elle avait rassemblée environ 5000 personnes. Cette année-là, 37 femmes sont mortes. Elles sont 22 en 2019.

La manifestation démarrera ce dimanche à 14h au Carrefour de l'Europe. 

LN24 avec AFP

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