22.11
06:55

Proximus: le plan de restructuration de la direction rejeté, des actions de blocage en cours

L'accord conclu entre direction et syndicats le 18 novembre a été rejeté à 93% par les militants. Des actions de blocage ont lieu en Wallonie et en Flandre devant des bâtiments administratifs de l'opérateur.

Selon Laurent Malengreau, secrétaire général de la CGSP Telecom, le mouvement est « très très vif » côté francophone, au lendemain du rejet par les militants socialistes des propositions de la direction de l’opérateur concernant la restructuration négociée depuis des mois. Les magasins semblent, eux, épargnés par ce mouvement pour le moment, même si la majorité des boutiques n’ouvrent que vers 10h00.

Les bâtiments administratifs de Liège, Thimister, Libramont et Namur font notamment l’objet de blocages par des syndicalistes de la CGSP. Des actions ont également lieu en Flandre.

Le magasin de Nivelles sera fermé, annonce d’ores et déjà Laurent Malengreau. Et Bruxelles pourrait également être touchée.

Selon le secrétaire général, le mouvement est « très très vif du côté francophone ». « Les gens ont démarré directement des actions tellement ils sont outrés par le contenu du plan de la direction », explique-t-il. De nombreuses assemblées générales des militants socialistes se sont terminées par 100% de votes négatifs, illustre-t-il.

Un sentiment partagé en Flandre et à Bruxelles, à entendre Laurent Malengreau, qui évoque le désarroi du personnel, qui « en a marre et veut faire entendre sa voix ». Il rappelle d’ailleurs les multiples actions qui ont eu lieu en Wallonie ces dix derniers jours alors que les syndicats n’avaient lancé aucun appel en ce sens.

Un plan rejeté par 93% des militants

C'est Bart Neyens, de l'ACOD, le pendant flamand de la CGSP qui a fait cette annonce jeudi soir. En janvier, Proximus a annoncé son intention de supprimer jusqu'à 1.900 emplois. Les syndicats ont présenté ces derniers jours au personnel les propositions qui sont sur la table et qui ont été négociées pendant plusieurs mois.

L'une des mesures proposées est d'offrir la possibilité aux travailleurs qui auront 58 ans à la fin 2020 de partir avec 70 à 75% de leur salaire. Cela pourrait concerner 550 personnes.

La direction souhaite également lancer un plan de départ volontaire avec une prime de 1.500 euros bruts par année d'ancienneté, à partir d'une ancienneté de cinq ans. Le nombre de licenciements reste indéterminé. Proximus souhaite enfin réduire son réseau de boutiques.

Le fait que le syndicat socialiste rejette ces propositions ne constitue pas une surprise. A présent, la question est de savoir quelle attitude adoptera le syndicat chrétien (CSC-ACV), le plus grand au sein de l'entreprise. S'il donne son feu vert, il existerait une majorité des deux tiers qui permettrait de conclure un accord social mercredi prochain lors d'une réunion du comité paritaire.

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