22.11
17:25

Le budget des soins de santé 2020 est approuvé, voici ce qui changera

La pilule et bien d'autres médicaments seront mieux remboursés l'année prochaine.

Grâce à une réduction du montant du ticket modérateur (la part qui reste à charge du patient après le remboursement de l’assurance maladie) sur une série de médicaments, les patients devront débourser 58 millions d'euros par an de moins, a confirmé la ministre de la Santé, Maggie De Block (Open VLD). Les médicaments concernés traitent l'ostéoporose, l'asthme, l'hypertension, l'épilepsie, la maladie d'Alzheimer, la dépression, certains cancers, notamment.

Près de 7 millions d'euros sont aussi dégagés pour étendre le remboursement des moyens de contraception et de la pilule du lendemain, ajoute la ministre. Pour l'instant, seuls les jeunes de moins de 21 ans entrent en ligne de compte pour le remboursement. A partir de l'an prochain, l'État remboursera intégralement les moyens contraceptifs jusqu'à 25 ans et la pilule du lendemain sera gratuite pour toutes les femmes, quel que soit leur âge.

En outre, les honoraires des prestataires de soins seront entièrement indexés, confirme la ministre. La norme de croissance de 1,5% leur est aussi intégralement octroyée.

Pour permettre ces dépenses tout en gardant le budget des soins de santé à l'équilibre, des économie seront réalisées sur le secteur pharmaceutique. Il s'agit principalement d'économies sur les médicaments depuis longtemps sur le marché et sur les médicaments biologiques. Au total, l'économie sur le secteur pharmaceutique s'élève à 178 millions d'euros en 2020 et à 218 millions d'euros à partir de 2021. Ces mesures devraient entrer en vigueur au 1er avril 2020.

Aucune économie n'est prévue au sein des autres secteurs de soins. Après le rejet, le 21 octobre dernier par le Conseil général de l'Institut national de l'Assurance Maladie-Invalidité (Inami), du budget 2020 des soins de santé tel qu'il avait été élaboré par les organismes assureurs (mutualités) et les prestataires de soin, la balle était revenue dans le camp du gouvernement.

Par son abstention, le gouvernement avait empêché un vote favorable. Maggie De Block invoquait notamment une place trop peu centrale accordée au patient et le non-respect d'objectifs budgétaires.

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